Jour de vérité en Côte d’Ivoire | Afrique | DW | 31.10.2010
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Afrique

Jour de vérité en Côte d’Ivoire

Cette fois, on y est : les Ivoiriens font la queue devant les bureaux de vote pour élire leur Président. Le scrutin est historique après 10 ans de crise politico-militaire.

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Une femme vote à Bouaké, fief de l'ex-rébellion des Forces nouvelles

Sans cesse repoussé depuis 2005, le premier tour du scrutin oppose 14 candidats. Mais les favoris sont le président sortant Laurent Gbagbo, l'ancien chef d'Etat Henri Konan Bédié et l'ex Premier Ministre Allassane Ouattara. Les 20 000 bureaux de vote ont ouvert avec un peu de retard ce matin, peu après 7h temps universel. Ils doivent fermer à 17h temps universel. Quelques 5,7 millions d'électeurs sont attendus.

Face aux risques de contestation, le Premier Ministre Guillaume Soro a appelé samedi les candidats à accepter les résultats qui devraient être proclamés par la Commission électorale au plus tard mercredi 3 novembre. Il a également déclaré que la "Côte d'Ivoire avait l'opportunité de montrer au monde entier qu'elle est une grande Nation."

Elfenbeinküste Stadt Yamoussoukro Land und Leute Markt

Un scrutin de la réconciliation nationale? Scène de vie à Yamoussoukro, la capitale.

Craintes de nouvelles violences

Il faut dire que tous les experts redoutent une nouvelle flambée de violence lors de la proclamation des résultats. Par mesure préventive, le Chef d'état major des armées a non seulement fermé les frontières et les aéroports, mais aussi fait bloquer tous les SMS et mis sous écoute les lignes téléphoniques pour la période allant du samedi 30 octobre au mardi 2 novembre. Une mesure dénoncée par l'opposition qui y voit un moyen pour Laurent Gbagbo de "manipuler les résultats". De son côté, l'association Internet sans frontières dénonce "une atteinte majeure à la liberté d'expression". Hier, le Premier ministre Guillaume Soro a néanmoins rassuré que l'envoi de SMS serait possible le jour du scrutin.

Les forces armées ivoiriennes sont en tout cas prêtes à intervenir en cas de violence, elles sont soutenues par près de 8000 casques bleus (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) et 900 soldats français (force Licorne) déployés sur tout le territoire. A Abidjan, la capitale économique, les populations ont fait leur approvisionnement pour parer à toute éventualité.


Ecoutez ci-dessous les réactions d'électeurs recueillis à Abidjan par notre correspondant sur place, Julien Adayé.

Vous pouvez aussi consulter notre dossier spécial "Côte d'Ivoire".

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Moulay Abdel Aziz

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