Ituri : suite aux violences, les populations veulent une meilleure implication des autorités | Afrique | DW | 18.06.2019
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Afrique

Ituri : suite aux violences, les populations veulent une meilleure implication des autorités

240 personnes (bilan provisoire) ont été tuées suite à des affrontements entre les communautés hemas et lendus. Les populations réclament plus de l'Etat qui ne parvient pas à rétablir la paix dans la région.

Les conflits entre Hemas et Lendus remontent à la fin des années 1990. Chaque épisode de ces violences revêt un caractère sanglant et une signature bien précise de tueries à l’arme blanche. La semaine dernière, un commençant de la communauté Lendu a été assassiné avec ses collègues. Il s’en est suivi des représailles qui ont embrasé une partie de la province.

Les populations, ainsi que la société civile, en appellent à une meilleure implication des autorités politiques et administratives.

Jean Bamanisa Saidi est le gouverneur de la province de l’Ituri. Pour lui, l’une des clés pour résoudre ce conflit passe par le développement économique de la province et une meilleure implication du gouvernement central. "Les actions de sécurisation de la population sont en train de se poursuivre avec la présence plus nombreuse de l’armée. Le gouvernement central a l'obligation de suivre et de soutenir le développement. Je pense qu’il faut y aller profondément pour jeter les bases d’un développement de chaque communauté en passant pas l’éducation, le travail, la construction des routes et la présence de l’autorité de l’Etat dans les territoires de Djugu, Irumu, etc...," explique le gouverneur. 

Pour l’heure, le retour de la paix dans la région reste un défi auquel tente de répondre la Monusco en déployant des bataillons sur le terrain, comme l’explique Florence Marchal, la porte-parole de la Monusco. "On parle d’une capacité entre 50 et 100 hommes à peu près. Il y en a deux dans le territoire de Djugu et un dans le territoire de Mahagi. Nous mettons en place des systèmes d’alerte pour la protection des populations civiles au niveau des communautés, quand on sent qu’une crise va venir ou que la crise est déjà arrivée, à ce moment là on fait une évaluation de la situation et on décide d’envoyer des troupes dans des endroits difficiles pour rassurer les populations", souligne la porte-parole de la Monusco.

Mais les mots de la Monusco ne rassurent pas la population congolaise qui continue à exprimer son manque de confiance dans la force internationale, tout en espérant que la paix revienne un jour de manière durable dans la région.

Selon le Haut Commissariat pour les réfugiés, plus de 300.000 personnes se sont déplacées depuis le début du mois suite aux 
 

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