Irak, une page se tourne | International | DW | 31.08.2010
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International

Irak, une page se tourne

Les Etats-Unis mettent officiellement fin à leur mission de combat en Irak, sept ans après la chute du dictateur Saddam Hussein. Joe Biden, le vice-président américain, est à Bagdad.

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Sept ans après le début de l'invasion américaine en Irak, les unités de combats plient bagage, comme l'avait promis le président américain, Barack Obama lors de sa campagne électorale et comme le prévoyait l'accord passé entre Washington et Bagdad en 2008. A l'époque, c'était George W. Bush le président. Si l'on essaie de dresser un bilan de ces sept années, il faut dire que les Américains ont mis fin à la dictature de Saddam Hussein, qu'ils ont introduit un certain pluralisme, que la population irakienne est plus libre. Mais il y a aussi le revers de la médaille, comme l'explique Hosham Dawod, chercheur au Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux

Irak Anschläge

Après l'explosion d'une bombe à Kerbala, à 80 kilomètres de Bagdad, le 25 août

"La violence n'a pas cessé, l'économie n'a pas décollé, la paix civile entre les Irakiens n'est pas établie et l'Irak ne connait pas aujourd'hui une stabilité pour avancer tout seul. Elle aura toujours besoin des forces américaines et même de forces multinationales un peu plus tard, pour se protéger contre les convoitises qui se trouvent autour de lui dans la région"

Environ 50.000 militaires américains doivent rester jusqu'à fin 2011 pour former et assister les forces de sécurité irakiennes. Cela dit, le regain de violences de ces dernières semaines n'aide pas à rassurer la population irakienne quant à l'état de préparation de son armée et de sa police . Une population qui est par ailleurs confrontée à une multitude d'autres problèmes: chômage, pauvreté et surtout crise politique. Depuis les élections législatives du mois de mars, les différents partis n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord pour former un gouvernement. Par conséquent, le départ des Américains suscite des sentiments mélangés chez les Irakiens

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Barack Obama tient sa promesse mais ne pourra pas oublier l'Irak

"Les Irakiens, comme tous les peuples, n'aiment pas l'occupation. D'un autre côté c'est l'amertume qui domine. Ils se disent que les Etats-Unis ont laissé leur pays dans la tourmente sans leur donner les moyens de sortir de cette tourmente"

C'est aussi la raison de la présence du vice-président américain à Bagdad. Au-delà du protocole et des photos, Joe Biden veut de nouveau appeler les dirigeants irakiens à mettre de côté leurs intérêts pour former un gouvernement incluant toutes les tendances.

Auteur: Konstanze von Kotze
Edition: Frejus Quenum

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