Insécurité croissante au Nigeria | Afrique | DW | 29.12.2011
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Afrique

Insécurité croissante au Nigeria

Après une vague d'attentats attribuée à des islamistes qui ont visé notamment des chrétiens au Nigeria, on craint une escalade des violences interconfessionnelles dans le pays

epa03042960 Crowds gather at the site of the bomb blast at St Theresa's Catholic Church in Madalla, near Abuja, Nigeria, 25 December 2011. The church was full at the time an recent estimates leave the death told 19 people. EPA/- +++(c) dpa - Bildfunk+++

Attentat à la bombe à Madalla, au Nigeria

Depuis des mois la tension monte entre le nord à majorité musulmane et le sud à majorité chrétienne. Le président nigérian Goodluck Jonathan et le président de la CAN, l'Association des Chrétiens du Nigeria, Ayo Oritsejafor se sont rencontrés hier pour évoquer la situation d'insécurité grandissante qui inquiète la population.

Dimanche 25 décembre, plusieurs bombes visant des chrétiens notamment ont fait une quarantaine de morts. Juste avant ces attentats de Noël, une vague d'attaques dans le nord-est avaient fait près d'une centaine de morts. Ces attaques et attentats ont tous été revendiqués par la secte islamiste Boko Haram. « Nous considérons ces attaques comme une déclaration de guerre contre les Chrétiens et le Nigéria en tant qu'entité. »

Ce sont les mots du président de la CAN, l'Association des Chrétiens du Nigeria. Le révérend Ayo Oritsejafor s'est déclaré profondément inquiet de l'insécurité qui règne dans le pays et aussi dénoncé « l'incapacité apparente du gouvernement à protéger les vies, les églises et les biens de nos membres ». Et il a aussi lancé un avertissement : « La communauté chrétienne au niveau national n'aura pas d'autre choix que de répondre de façon appropriée si il y a d'autres attaques contre nos membres, nos églises et nos biens. »

In this Wednesday, Sept. 28, 2011 photo, police officers armed with AK-47 rifles stand guard at sandbagged bunkers along a major road in Maiduguri, Nigeria. The radical sect Boko Haram, which in August 2011 bombed the United Nations headquarters in Nigeria, is the gravest security threat to Africa's most populous nation and is gaining prominence. A security agency crackdown, which human rights activists say has left innocent civilians dead, could be winning the insurgency even more supporters. (Foto:Sunday Alamba/AP/dapd)

Barrage policier dans une artère principale de Maiduguri

Le président nigérian Goodluck Jonathan, qui a pris la parole après le révérend Oritsejafor, a assuré que tout était fait pour surpasser cette crise, appelant à un effort collectif pour démasquer les coupables :« Les leaders religieux, chrétiens et musulmans doivent oeuvrer collectivement parce que le terrorisme est comme un cancer. Il attaque un membre, puis fait des métastases dans tout le corps. C'est pourquoi nous devons travailler tous ensemble, leaders religieux, chefs traditionnels, leader politiques et gouvernement pour surmonter cette terrible maladie qui frappe notre nation. »

Le président a aussi assuré qu'en matière de sécurité le gouvernement faisait de son mieux. Il a annoncé des restructurations, des réajustements. Jonathan Goodluck a voulu rassurer les Nigérians, affirmant disposer d'une équipe capable de faire face aux défis que doit relever le Nigéria aujourd'hui. Le révérend Ayo Oritsejafor a assuré le président du soutien de la communauté chrétienne et a déclaré prier pour le succès de son gouvernement . « Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse le Nigéria ! » Il faut espérer que ces prières seront entendues.

Auteur : Philippe Pognan
Edition : Fréjus Quenum