Inquiétudes face au manque de pluie à Lubumbashi en RDC | Afrique | DW | 04.11.2019
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Afrique

Inquiétudes face au manque de pluie à Lubumbashi en RDC

La saison des pluies accuse deux mois de retard en RDC et les cultivateurs s'inquiètent même de la sécheresse.

Écouter l'audio 02:00

Reportage à Lubumbashi

Alors que certains pays africains ont subi de fortes précipitations, c'est l'inverse au sud de la République démocratique du Congo. Il n'y a, par exemple, toujours pas de pluie à Lubumbashi, alors que le mois de septembre marque en principe le début de la saison des pluies. Les cultivateurs doivent faire face à une forte chaleur et ils redoutent la sécheresse. Et ce alors même que les mois d'octobre et de novembre sont réputés être ceux des semailles grâce aux pluies qui tombent régulièrement. 

Trente-cinq degrés

"Nos produits champêtres sèchent à cause de la forte chaleur, c'est le cas des amarantes ou d'autres cultures", raconte une femme en périphérie de Lubumbashi. Et une autre d'ajouter : "Nous sommes en difficulté parce qu'il y a beaucoup de chaleur. Vous voyez les Ndembi (ciboulettes) là-bas sont abîmées à cause de la chaleur." Les températures montent au-delà de 35 degrés ! 

Cause diverses

Cette absence de pluies et cette canicule sont liées à des variations climatiques causées par certains facteurs comme le déboisement estiment certains. "Ce qui se produit actuellement se justifie par plusieurs faits : nous avons un déboisement qui est en pleine extension autour de la ville de Lubumbashi", expliquele climatologue Augustin Matete. 

"Le système de pavage des servitudes (voies d'accès, ndlr) a aussi un impact. Ces servitudes pouvaient être végétalisées soit avec une végétation basse comme des herbes, des pelouses, ou bien en plantant des arbres le long des grandes artères".

Le béton et le recul de la végétation expliquent en partie le manque de pluie

Le béton et le recul de la végétation expliquent en partie le manque de pluie

Augustin Matete net en aussi en cause la régression de la couverture végétale au niveau de la ceinture de la ville de Lubumbashi. "Nous avons une extension plus vaste qui dépasse les 30 kilomètres, ça a un impact, c'est-à-dire que l'évapotranspiration diminue sensiblement."

Les autres pays de l'Afrique australe font également face depuis plusieurs semaines à une sécheresse inhabituelle, alors que, à l'inverse, des pays comme le Mali, le Niger ou le Cameroun ont enregistré de violentes précipitations.

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