″Ils payeront le PRIX FORT!″ | Vu d′Allemagne | DW | 02.01.2020
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Vu d'Allemagne

"Ils payeront le PRIX FORT!"

Les journaux allemands commentent la succession d'événements hostiles entre les Etats-Unis et l'Iran.

Des manifestants saccagent le vestibule de l'ambassade américaine à Bagdad.

Des manifestants saccagent le vestibule de l'ambassade américaine à Bagdad.

Une fois de plus, Donald Trump a joué des muscles sur Twitter après l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad par des manifestants pro-Iran. "Ils payeront le PRIX FORT! Ce n'est pas une mise en garde, c'est une menace", a écrit le président américain sur le réseau social.

"Une spirale dangereuse" titre la Südeustche Zeitung qui estime que ces derniers jours "ont donné un avant-goût de ce qui attend le Proche-Orient pour 2020, à savoir une nouvelle escalade des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis.

Après la succession des événements de ces derniers jours – offensive contre une base militaire américaine en Irak par une milice pro-Iran, raids aériens en représailles des Etats-Unis, attaque de l'ambassade à Bagdad – "les risques d'une guerre et d'une erreur de calcul désastreuse restent élevés".

Des images de la manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Des images de la manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

L'Irak se tourne vers l'Iran

Pour la SZ, il est évident que l'attaque contre la base militaire américaine par une milice pro-Iran a eu le feu vert et l'aval du pouvoir à Téhéran, qui semble de plus en plus être le "vainqueur de l'affrontement géopolitique avec Washington : en Syrie, Bachar al-Assad va rester au pouvoir, en Irak et au Liban, Téhéran a pris le dessus, alors que le rival de l'Iran, l'Arabie Saoudite, est en train de vivre au Yémen sa guerre du Vietnam."

Dans cette confrontation, la Frankfurter Allgemeine Zeitung aussi attribue "le point à l'Iran". Alors que pendant plusieurs mois des manifestants s'étaient rassemblés à Bagdad contre l'influence grandissante de l'Iran, voilà que tous les groupes politiques irakiens ont condamné l'opération de représailles des Américains.

La stratégie iranienne de provoquer Washington de façon ciblée semble fonctionner". Pour la FAZ, le vent tourne, 17 ans après que les Etats Unis ont installé un nouveau pouvoir en Irak, le pays se serre les coudes avec son voisin iranien, la bête noire des Etats-Unis.

Les habitants évacuent la zone de Batemans Bay.

Les habitants évacuent la zone de Batemans Bay.

L'Australie ferme les yeux sur le changement climatique

On change de continent pour aller en Australie, où "des oiseaux morts tombent du ciel". La taz a fait des incendies qui sévissent dans le pays son thème du jour, notamment à travers le prisme du réchauffement climatique. "La température moyenne a augmenté d'un degré en Australie depuis 1910". Il en résulte une végétation plus sèche selon les experts, ce qui rend les incendies "plus agressifs et plus difficiles à maîtriser".

Pourtant, le gouvernement australien et son Premier ministre "se refusent depuis des années à reconnaître l'importance du lien entre le réchauffement et les incendies." Selon une étude du Climate Change Policy Index, le pays se retrouve même parmi "les six pays au monde qui font le moins d'efforts face au changement climatique". L'une des raisons citées par le journal serait "les interdépendances entre l'influente industrie du charbon dans le pays et les partis politiques au pouvoir". Résultat : "plusieurs membres du gouvernement se disent eux-mêmes 'climatosceptiques'".