Guinée : confusion après une mutinerie au nord de Conakry | Afrique | DW | 16.10.2020
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Afrique

Guinée : confusion après une mutinerie au nord de Conakry

Malgré la police pour sécuriser la présidentielle, la population n'est pas rassurée pour le scrutin de dimanche.

Alpha Condé se présente pour un troisième mandat

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Ce vendredi 16 octobre, une mutinerie s’est produite au camp Samoréah dans la préfecture de Kindia, à près de 130 km de Conakry.

L’incertitude créée par cet incident a entrainé la fermeture de l’accès principal à la capitale, créant un chaos dans toute la ville qui illustre bien la nervosité actuelle.

Lire aussi : J-2 en Guinée : le point sur les candidats à la présidentielle

La nouvelle s’est rapidement répandue au sein de la population à Conakry.

L’entrée de la commune de Kaloum centre-ville a été alors bloquée pendant plusieurs heures par les forces de l’ordre. Le commandant du camp Samoréah aurait été tué par les mutins.

"Appelez ce numéro"

Pour l’instant, les autorités de Conakry n’ont pas fait de déclaration sur cet incident.

Écouter l'audio 01:49

Election en Guinée : écoutez le sujet de notre correspondant à Conakry

Parallèlement, des violences ont été enregistrées dans plusieurs localités du pays. Le commandant Mory Kaba est l’un des responsables de communication de la police :

"Nous avons un numéro vert qui est le 122 et quelle que soit la situation sécuritaire où vous vous trouvez, appelez ce numéro et un policier ou un gendarme va vous répondre. Aussitôt, on viendra vous porter secours, avant les élections, pendant et après les élections. L’Ussel est prête à sécuriser les populations jusqu’au dernier coin de la Guinée."

Le principal rival Cellou Dalein Diallo estime que la jeunesse est avec lui et veut une alternance

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Règles sanitaires pour le jour J

Sur le plan sanitaire cette fois, les mesures barrières pour la lutte contre la Covid-19 n’ont pas été respectées lors des meetings des différents partis politiques. Alors que l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire dit avoir remis 100.000 masques à chacun des candidats pour cette élection présidentielle.

Sory Keira, le responsable de la communication de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire, affirme que des dispositions sanitaires sont prises pour le jour du scrutin. :

"Il y aura selon la Céni 15.000 bureaux de vote. Partant de ce chiffre, nous avons réuni et mis à la disposition de la Céni 15.000 kits de lavage des mains. Ces kits doivent être installés devant chaque bureau de vote et devraient permettre à chaque électeur de se laver les mains et de voter."

Mais certains partis politiques mettent en garde la Commission électorale indépendante sur d’éventuelles fraudes. C’est le cas de l’Union des forces démocratiques de Guinée, dirigée par Cellou Dalein Diallo, qui menace de ne pas reconnaitre les résultats en cas de défaite.