Guinée-Bissau : la colère des militaires contre l′Angola | Afrique | DW | 13.04.2012
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Afrique

Guinée-Bissau : la colère des militaires contre l'Angola

Les militaires justifient leur coup de force par l'existence d'un « accord militaire secret » entre la Guinée Bissau et l'Angola. Depuis plusieurs semaines, une tension était perceptible entre les soldats et la MISSANG.

L'armée affirme avoir découvert un accord militaire secret conclu entre l'ex-Premier ministre et candidat à la présidentiel Carlos Gomes Junior et le gouvernement angolais. Il y quelques semaines déjà, l'état-major bissau-guinéen avait accusé le gouvernement de négocier une intervention militaire de l'Angola en Guinée-Bissau. Face à cette polémique, Luanda avait annoncé le retrait de sa mission militaire en Guinée-Bissau : la MISSANG - sans pour autant donner de date officielle. Quelques 200 hommes angolais sont en effet à Bissau depuis début 2011 dans le cadre d’une réforme de la sécurité.

Est-ce que ces tensions entre l'Angola et l'armée bissau-guinéenne pourraient expliquer ce coup de force des militaires ? Ecoutez ci-dessous l'analyse de Vincent Foucher, spécialiste de la Guinée Bissau à l'ICG, International Crisis Groupe. Il est au micro de Cécile Leclerc.

Le Portugal a affirmé que la MISSANG est un « facteur de sécurité et non d’instabilité » en Guinée Bissau. Les ministres des Affaires étrangères de la CPLP (Communauté des pays de langue portugaise) se sont réunis samedi à Lisbonne pour aborder la crise bissau-guinéenne. L’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, le président intérimaire Raimundo Pereira et le chef d'Etat Major le général Antonio Indjai ont tous trois été arrêtés par les soldats.

Par ailleurs, les militaires emmenés par le général Mamadu Turé Kuruma ont convoqué vendredi après-midi à huis clos les partis politiques pour - disent-ils - « permettre un retour rapide à la normalité ». Les militaires affirment n'avoir « aucune ambition pour le pouvoir ». Ils ont néanmoins déjà fait savoir qu'ils s'attribueraient les postes-clés de la Défense et de l'Intérieur.

Edition : Anne Le Touzé

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02:51 min

« Si l’Angola se trouve impliquée, c’est à cause du lien privilégié que l’armée l’accuse d’avoir tissé avec le Premier ministre » (L'Analyse de Vincent Foucher)

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