Guinée : Amnesty international compte les manifestants tués | Afrique | DW | 13.11.2019
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Afrique

Guinée : Amnesty international compte les manifestants tués

Un nouveau rapport de l'ONG dénonce la situation des droits de l'homme en Guinée et appelle les autorités à agir.

Écouter l'audio 04:37

Ecoutez l'analyse de notre correspondant à Conakry...

Dans un rapport intitulé "Les voyants au rouge à l'approche de l'élection présidentielle de 2020",  Amnesty International  dit avoir recensé pas moins de 70 personnes tuées lors de manifestations politiques depuis 2015.  L'ONG a aussi compté 109 morts en détention.

Selon Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, "neuf manifestants ont été tués le mois dernier lors des manifestations contre une éventuelle révision de la Constitution. Les leaders des mouvements pro-démocratie et de nombreux manifestants ont été arrêtés. C’est un affront pour les droits humains et une tentative violente visant à museler la dissidence."

Usage excessif de la force

Parmi les 70 victimes, Amnesty estime, au regard de témoignages et des types de munitions, qu'au moins 59 personnes semblent avoir été tuées par la police et la gendarmerie,

Sur le site de l'ONG, Marie-Evelyne Petrus Barry lance un appel au gouvernement guinéen. "Afin de briser le cycle de la violence en Guinée à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, les autorités doivent faire savoir avec force que les violations des droits humains ne seront pas tolérées", dit-elle. 

Selon notre correspondant à Conakry Bangaly Condé, le tableau d'Amnesty est sombre alors que "ces morts de manifestants auraient pu être évitées".

Ecoutez son interview en cliquant sur l'image principale de l'article…

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