Gabon : les têtes tombent dans l′affaire du kévazingogate | Afrique | DW | 22.05.2019
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Afrique

Gabon : les têtes tombent dans l'affaire du kévazingogate

Le vice-président gabonais et le ministre de l’Environnement ont été limogés. Tous deux sont cités dans une affaire de trafic de bois précieux.

Regenwald und Fluß in Gabun Afrika (AP)

L’affaire remonte à fin février et début mars 2019 où  près de 5.000 mètres cubes de kévazingo, une essence rare très prisée en Asie mais interdit d’exploitation au Gabon, d'une valeur d'environ sept millions d'euros, ont été découverts avec des documents falsifiés. La cargaison a été retrouvée dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises au port d'Owendo à Libreville.

La justice qui s’est saisi de l’affaire a emprisonné, fin avril, des responsables douaniers et deux ressortissants chinois soupçonnées d’être impliqué dans ce trafic.

Les explications de Nicaise Moulombi, président du Réseau des organisations de la société civile  pour l’économie verte en Afrique centrale :

"A chaque fois qu’une ligne de bois quitte le port du  Gabon, ce sont des emplois, c’est du savoir, c’est de la valeur ajoutée qui sont transportés. Et pour ce faire, il y  eu la décision d’interdiction du kévazingo. Pourquoi le kévazingo ? Parce que le kévazingo, sur le plan de la tradition, est un bois sacré. Maintenant sur le plan écologique, nous n’avons pas mis en place un programme  de reboisement et donc il était interdit de couper ce bois. Qui nous dit que des opérateurs économiques chinois sont impliqués ? Nous ne voulons pas stigmatiser."

Scandale politique

L’affaire provoque un scandale politique au Gabon et des fidèles proches du régime d’Ali bongo sont impliqués. C’est le cas du vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, et du ministre des Forêts et de l'Environnement, Guy Bertrand Mapangou, limogés ce mardi 21.05 par décret présidentiel. Ils sont cités dans cette affaire surnommé le kévazingogate.

D’autres têtes vont-elles tomber ? Le politologue et économiste gabonais Mouissi Mays reste prudent sur le sujet mais il estime que la justice doit faire son travail jusqu’au bout :

"La décision qui a été prise hier par le président de la République est arrivée par surprise. Je pense qu'à ce stade des décisions, à ce stade de l’enquête, on ne peut pas s’arrêter, il faut aller plus loin et faire en sorte que toute personne qui aurait une implication quelconque dans cette affaire soit écartée et que la justice fasse  véritablement son travail."

Pierre Claver Maganga Moussavou n'a pour le moment pas été remplacé, le poste de vice-président de la République est donc vacant.  Pas de remplaçant non plus pour l'instant au portefeuille des Forêts et de l’Environnement.  Ce ministère est placé sous l'autorité directe du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

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