Fin de tragédie grecque | Europe | DW | 25.03.2010
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Europe

Fin de tragédie grecque

Les Européens se sont mis d’accord pour venir en aide à Athènes. Mais le compromis difficilement trouvé lors du Sommet des chefs d’état à Bruxelles a mis à mal la cohésion de l’Europe

Le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, s'est opposé à la chancelière Angela Merkel sur l'intervention du FMI

Le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, s'est opposé à la chancelière Angela Merkel sur l'intervention du FMI

Les états de la zone euro ont trouvé un plan d’aides à la Grèce qui combine des aides européennes bilatérales et une intervention du FMI, le Fonds monétaire international. Sous la pression de l’Allemagne, ceux-ci ont accepté le principe d’une intervention du FMI. Une intervention que les Européens les plus convaincus considèrent comme une humiliation car il montre que les Européens ne savent pas faire le ménage chez eux.

En refusant de payer pour la Grèce, Angela Merkel a suivi l'hostilité de son opinion publique à cette idée

En refusant de payer pour la Grèce, Angela Merkel a suivi l'hostilité de son opinion publique à cette idée

Et c’est donc pour ménager les susceptibilités – et dans la grande tradition des compromis européens – que les pays de la zone euro se sont accordées sur une aide mixte qui prévoit aussi des prêts bilatéraux accordés par des états européens. Désormais, les leçons à tirer de cette crise plaident pour l’introduction de réformes et notamment, une plus grande régulation et une meilleure coordination des politiques publiques. Avec, comme le désire l’Allemagne, un durcissement de la discipline budgétaire.

Humiliation pour l’Europe

Après la crise grecque, faudra-t-il mettre en place un système de solidarité au sein de la zone euro?

Après la crise grecque, faudra-t-il mettre en place un système de solidarité au sein de la zone euro?

L’intervention du FMI est-elle, oui ou non, une humiliation pour l’Europe ? Pourquoi l’Allemagne refuse-telle d’aider la Grèce et Berlin a-t-il perdu ses convictions européennes ? Enfin, quelles leçons tirer de cette crise pour éviter à l’avenir que la zone euro se retrouve de nouveau dans une telle tempête ?

C’est pour avoir une réponse à toutes ces questions que nous avons interrogé un Européen convaincu : Philippe Herzog. Il est ancien député européen et président du think tank Confrontations Europe. Pour lui, l’intervention du FMI est à l’évidence une déception.

Etrangers et pauvres

Le 8 janvier dernier, des milliers d'immigrés d'origine africaine manifestaient contre le racisme dans les rues de Rosarno, au sud de l'Italie

Le 8 janvier dernier, des milliers d'immigrés d'origine africaine manifestaient contre le racisme dans les rues de Rosarno, au sud de l'Italie

Nous ouvrons l’avant-dernier volet de la longue série que nous avons consacré à la pauvreté en Europe. Et nous allons en Italie où les immigrés sont encore considérés comme des « étrangers ». Ils doivent affronter quotidiennement les discriminations, l’exclusion sociale et la pauvreté.

Ceux-ci sont pourtant une force de travail indispensable à l’économie du pays puisqu’à eux-seuls ils représentent environ 10% du produit intérieur brut. Mais s’ils sont une manne pour la croissance du pays, les travailleurs immigrés restent encore trop peu à bénéficier des avantages sociaux en Italie.

A Rome, Thomas Chabolle.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Elisabeth Cadot