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Evasion ficale de grande envergure

Philippe Pognan9 février 2015

Echapper à l'impôt, blanchir de l'argent ou financer le terrorisme ? Les résultats d'une enquête baptisée Swiss - Leaks, et basée sur les fichiers de la banque "HSBC Suisse" à Genève ont de quoi surprendre.

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HSBC Bank Schweiz
La Banque HSBC à Lugano en Suisse, une filiale de la "Hong Kong and Shangai Bank Company"Image : picture-alliance/dpa

Le quotidien français "Le Monde", qui s'était procuré ces fichiers en 2007 auprès d'un informateur, les avait confiés au réseau du Consortium international des journalistes d'investigations. Plus de 140 journalistes issus d'une cinquantaine de médias ont analysé les données concernant plus de 106.000 clients de la banque suisse, provenant d'environ 200 pays. Parmi eux, rapporte notamment la Süddeutsche Zeitung, se trouvent de grands criminels, trafiquants d'armes ou de drogue, des membres de familles royales du Moyen- Orient ainsi que des ministres et dirigeants politiques de divers pays qui ont en tout, déposé des milliards sur des comptes secrets de la filiale suisse de la banque HSBC. La Süddeutsche en conclut que les banques suisses sont des endroits bien singuliers. Dans les fichiers clients se côtoient Israéliens et Palestiniens, Américains et Iraniens, Russes et Ukrainiens. Des ennemis dans le monde extérieur, mais unis par leur cupidité dans leur monde intérieur !"

Rami Makhlouf
Autre illustre client: Rami Makhlouf, l'homme le plus riche de Syrie et cousin du président Bachar al AssadImage : picture-alliance/abaca
Der griechische Unternehmer
L'un des clients de la Banque HSBC: Lavrentis Lavrentiadis, entrepreneur grec et ex propriétaire de la banque grecque Proton, accusé d'avoir détourné 700 millions d'eurosImage : picture-alliance/dpa

Les efforts diplomatiques des Européens pour la paix en Ukraine

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, tentent de trouver, avec le président russe Vladimir Poutine, une issue pacifique au conflit dans l'Est de l'Ukraine. La Frankfurter Rundschau estime que les Européens sont sur la bonne voie :

Merkel und Hollande zu Gesprächen mit Putin in Moskau
La chancelière allemande Angela Merkel et le président francais Francois Hollande ont rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou (le 6 février)Image : picture-alliance/epa/S. Ilnitsky

"Un avenir pacifique ne sera possible qu'avec et non pas sans la Russie. Il faut donc essayer de régler la crise ukrainienne sans livrer d'armes à Kiev et il faut aussi discuter avec le président russe Vladimir Poutine sur une zone de libre échange commercial qui s'étendrait de Lisbonne jusqu'à Vladivostok. Une fois la crise réglée, on réfléchira alors à d'autres mesures pour rétablir la confiance mutuelle."

die tageszeitung estime qu‘„aux Etats-Unis, même les faucons parmi les partisans républicains qui préconisent de renforcer l'arsenal militaire ukrainien ne sont pas assez naïfs pour croire que l'armée ukrainienne pourrait être renforcée au point d'être en mesure d'étouffer dans l'œuf toute offensive des séparatistes ou même de les vaincre définitivement. Non, ils misent bien plus sur les frais de plus en plus élevés que cela entraînerait pour la Russie. La taz y voit là "une cynique stratégie de guerre d'usure qui signifierait un tribut sanglant pour les Ukrainiens".

Ukraine - Flüchtlinge
Des civils ukrainiens fuient les combats dans la région de Debaltseve, dans l'est de l'UkraineImage : Reuters