En RCA, le ″général Andjilo″ attend son verdict | Afrique | DW | 17.01.2018
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Afrique

En RCA, le "général Andjilo" attend son verdict

Le parquet général de Bangui a requis une peine de travaux forcés à perpétuité contre Rodrigue Ngaïbona, un chef milicien antibalaka en prison depuis janvier 2015. Le verdict de la cour était attendu cette semaine.

Écouter l'audio 01:55

"Nous savons où les faits se sont déroulés" (partie civile)

Ouvert le 8 janvier 2018 à Bangui devant la cour criminelle de Bangui, le procès a duré au total une semaine. Au moins neuf témoins présentés par la partie civile ont été auditionnés par la Cour.

L'accusé a plaidé non coupable sur les quatre chefs d'accusations retenus contre lui:  assassinat, association de malfaiteurs et détention illégale d'armes et de munitions de guerre ou encore vol à main armée et séquestration.

"On a parcouru tous ces griefs qui lui sont portés. On s'est rendu compte qu'il n'y a pas de témoins. Il n'y a pas de preuves et nous plaidons non coupable", a déclaré Maître Madoukou, un des avocats qui constituent la défense du général Andjilo.

Après le conflit de 2013, la RCA doit traduire les responsables de crimes - des miliciens anti-balaka comme de la Seleka - devant la justice

Après le conflit de 2013, la RCA doit traduire les responsables de crimes - des miliciens anti-balaka comme de la Seleka - devant la justice

Pour la partie civile, en revanche, tous les éléments de preuves ont été présentés. "La partie civile est venue déposer. Andjilo a répondu pour dire que ce n'est pas lui. Il a nié les faits en bloc, mais nous en conclusion on sait là où les faits se sont déroulés", répond ainsi Maître Guy Hervé Gbangolo, un des treize conseils des victimes de l'accusé Andjilo.

Un des chefs de guerre les plus redoutés

Le réquisitoire du procureur général Eric Didier Tambo a été sans ambages. "Je demande à votre cour de déclarer Andjilo coupable de l'assassinat de trois personnes, de l'association de malfaiteurs et de détention illégale d'armes et de munitions de guerre, de vols à main armée qui est une infraction criminelle prévue par la loi et, enfin, de l'infraction de séquestration. En répression, nous demandons sa condamnation à une peine de travaux forcés à perpétuité".

Rodrigue Ngaïbona alias "général Andjilo" est l'un des chefs de guerre les plus redoutés du conflit centrafricain en 2013. Il avait été arrêté par la Minusca le 17 janvier 2015 à Bouca, son village natal.

Après l'offensive de Bangui en décembre 2013 contre la Seleka, l'homme est aussi soupçonné d'avoir incendié un village dans le centre du pays.

A son actif également, l'assassinat présumé de l'adjoint au maire de Bouca et d'un gendarme à Bangui, en janvier 2015.

 

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