En RCA, deux groupes rebelles s′affrontent | Afrique | DW | 14.09.2011
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Afrique

En RCA, deux groupes rebelles s'affrontent

La République centrafricaine est une nouvelle fois fragilisée. Deux groupes rebelles se sont affrontés dimanche et lundi à Bria, dans le nord-est du pays. Selon une source militaire, le bilan est d'au moins douze morts.

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Selon la même source, citée par l'AFP, des civils figurent parmi les victimes mais la majorité de ceux qui ont péri sont des membres de ces deux mouvements, à savoir la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, et l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement - cette dernière ayant signé l'accord global de paix avec le gouvernement de Bangui en 2008. Des maisons et des véhicules ont été incendiés, mais le détachement de l'armée centrafricaine présent dans la région n'est pas intervenu pour séparer les deux camps.

Ce n'est pas la première fois que les deux groupes, qui recrutent chacun dans une communauté différente, se livrent des combats. Presque toujours, l'enjeu en est principalement le contrôle du commerce des diamants, car Bria se trouve dans une région diamantifère. Clement Anicet Guiyama Massogo, doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de Bangui, nous livre son commentaire sur ces événements :

« Cette situation remet à l'ordre du jour les querelles intestines qu'il y a entre les différents mouvements rebelles. Et cela permet aussi de mettre en relief le fait que, dans ces mouvements de rébellion, il n'y a pas que des Centrafricains. Il y a malheureusement des sujets des pays voisins, qui sont impliqués là-dedans et qui ont la volonté de perpétuer la violence et les conflits. Donc c'est quand même une situation assez préoccupante... dramatique. »

Le processus de pacification en danger

Au delà des souffrances des populations civiles, cette nouvelle flambée de violence risque de retarder un peu plus le processus de désarmement enclenché après les accords de paix :

« C'est une situation qui, effectivement, est de nature à remettre en cause le processus de pacification de toutes les communes du territoire national. »

Mais Clement Anicet Guiyama Massago a tenu aussi à nuancer ces propos en soulignant que l'APRD, autrement dit le principal mouvement rebelle, avait achevé son désarmement.

Auteur : Marie-Ange Pioerron
Edition : Kossivi Tiassou