En quête de vérité : la Chine dos au mur | International | DW | 17.04.2020
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International

En quête de vérité : la Chine dos au mur

Des bilans humains aléatoires, les incertitudes sur l'origine du coronavirus : l'Occident accuse Pékin de dissimulation.

Les autorités chinoises auraient tenté d'étouffer les premières alertes lancées par des médecins de Wuhan

Les autorités chinoises auraient tenté d'étouffer les premières alertes lancées par des médecins de Wuhan

Deux millions de personnes infectées dans le monde, 4,5 milliards d'individus confinés, des dizaines de millions d'autres qui pointent au chômage. L'effet dévastateur de la pandémie est une certitude quasi impossible à nier. En revanche, les doutes sur son origine et la gestion de l'apparition du virus par la Chine continuent à alimenter les spéculations. Pékin est de plus en plus pointé du doigt pour son manque présumé de transparence.

"Il n'y a jamais eu aucune dissimulation et nous n'autoriserons jamais aucune dissimulation", a lancé ce vendredi le porte-parole de la diplomatie chinoise Zhao Lijian.

Il répondait directement aux accusations venues de France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, alors que la Chine revoyait ce vendredi son bilan humain à la hausse. Elle a annoncé 1.290 morts supplémentaires, soit une augmentation de 40% du nombre de décès liés au Covid-19. Les autorités chinoises affirment qu'il s'agissait de personnes décédées chez elles à la maison et qui n'avaient pas encore pu être comptabilisées. Selon Zhao Lijian, il y a certes eu "des retards, des omissions et des imprécisions" dans l'enregistrement des décès au début de l'épidémie du fait de l'engorgement des hôpitaux. Il insiste cependant : "la réponse de la Chine à l'épidémie est irréprochable".

A lire également : La Chine accusée de mentir sur son nombre de victimes

Un virus échappé d'un laboratoire ?

Cette réponse pourrait bien ne pas être suffisante pour satisfaire les interrogations affichées par les chancelleries occidentales. Il y a "manifestement des choses qui se sont passées qu'on ne sait pas", a déclaré dans une interview le président français Emmanuel Macron, qui emboitait le pas aux Américains accusant le régime communiste d'avoir "dissimulé" la gravité de l'épidémie. De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères  Dominic Raab a estimé que Pékin se devait de "répondre à des questions difficiles concernant l'apparition du virus et pourquoi il n'a pas pu être stoppé plus tôt."

Le coronavirus serait apparu fin 2019 sur un marché en plein air de Wuhan dans la province de Hubei où étaient vendus des animaux exotiques. D'origine animale, il aurait été transmis à l'Homme avant de muter.

Mais une série de medias, notamment américains, avancent la théorie d'un virus qui se serait échappé d'un laboratoire chinois qui étudiait le coronavirus sur des chauves-souris.

L'OMS essuie les critiques

Ces questionnements sont également alimentés par le retard avec lequel la Chine a annoncé au monde l'apparition du virus.

Pour le président américain Donald Trump, qui félicitait encore la transparence de la Chine au début de l'épidémie, "l'épidémie aurait pu être contenue sur l'Organisation mondiale de la santé avait envoyé des experts en Chine". Un tir à ricochet qui vise la capacité de gestion de Pékin mais aussi l'OMS. Ces critiques ont été reprises par les dirigeants du G7 ce jeudi à l'issue d'une réunion en visioconférence. Ils appellent à un "examen et une réforme en profondeur" de l'OMS.

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