En Guinée, l′opposition refuse la main tendue du gouvernement et poursuit les manifestations | Afrique | DW | 15.10.2019
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Afrique

En Guinée, l'opposition refuse la main tendue du gouvernement et poursuit les manifestations

L’appel à manifester du Front national pour la défense de la constitution s’est poursuivi ce mardi (15.10). De nouveaux affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants ont été signalés à Conakry.

Ce mardi, deuxième jour de la série de manifestations lancée par le Front national pour la défense de la constitution, l’axe Hamdalaye-Bambeto-Kagnelen à Conakry est encore resté fermé à la circulation. 

La jeunesse Cédéao Guinée a conduit des démarches afin de trouver une solution concertée à cette crise qui paralyse le pays. 

Elle a aussi déployé plusieurs observateurs à Conakry et à l’intérieur du pays pour  signaler en temps réel les cas de violations des droits humains. 

"Quand nous considérons l’intérieur du pays, à Mamou il y a eu quelques mouvements. A Labé, il n’y a pas de mouvement signalé mais la ville est calme et il n'y a pas d’activité", indique Aboubacar Doura Koita, président de la jeunesse Cédéao, faisant le point sur la situation. 

"Dans d’autres villes, poursuit-il, comme Kankan, Siguiri, N'zérékoré et Kissidougou, il n’y a pas problème du tout. A Conakry, sur l’autoroute il y a de la circulation mais pas comme d’habitude. Sur la route Le prince plusieurs incidents ont été signalés : à la cimenterie, à Sonfonia et à Hamdalaye."


Selon Sidya Touré, président de l’Union des forces républicaines, il n’est pas question de parler de dialogue avec le gouvernement en ce moment.  A l'en croire, c’est une manière pour le président Alpha Condé de tromper ses interlocuteurs. 

Il exige par ailleurs la libération des responsables du Front national pour la défense de la constitution qui ont été arrêtés.


"Nous déplorons six morts par la faute des forces de l’ordre. Les Guinéens dans leur extrême majorité ont donné une réponse à monsieur Alpha Condé en ce qui concerne le troisième mandat. C’est non", martèle l'opposant.

"En ce qui concerne l’idée d’un dialogue, c’est une habitude qui est établie, ça lui permet de faire diminuer la tension et de s’engager dans des choses qui n’en finissent plus. Donc nous continuons notre programme tel que nous l'avons indiqué et nous attendons la libération des responsables du FNDC", soutient Sidya Touré. 

Dans une déclaration diffusée mardi après-midi, la centrale syndicale USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée), qui regroupe les enseignants, les employés du secteur bancaire et des télécoms, demande à ses travailleurs de rester à la maison jusqu’à nouvel ordre pour des raisons de sécurité. Une manière indirecte d'appeler à une grève générale.