Ebola : un an plus tard la maladie reste un réel défi en RDC | Afrique | DW | 01.08.2019
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Afrique

Ebola : un an plus tard la maladie reste un réel défi en RDC

Cela fait exactement un an que l'épidémie d'Ebola s’est déclarée dans le Nord-Kivu et en Ituri, dans le Nord-est de la RDC. Cette épidémie est la deuxième, elle est déjà plus meurtrière que la précédente.

Écouter l'audio 02:09

"Au bout de cinq jours, j'étais guérie" (Mwamini Kavugho , infirmière)

Les habitants de la région ne voient pas se profiler la fin de l'épidémie dont un nouveau cas a été confirmé à Goma, capitale du Nord-Kivu. "Si tu viens très tôt dès les premiers signes, tu vas guérir," explique l’'infirmière Mwamini Kavugho guérie d'Ebola. Elle travaille aujourd'hui au Centre de traitement d'Ebola à Beni et tente de persuader ceux qui résistent encore à l’action des équipes de riposte : leur comportement favorise la persistance de la maladie dans la région. 

 

L'infirmière Mwamini Kavugho sait de quoi elle parle : elle avait elle-même contracté Ebola sur son lieu de travail.  "Surtout si tu es en contact, si on te dit « Venez, on va faire le prélèvement », alors il faut y aller. Si tu es positif on va te soigner, comme on soigne le paludisme, tu vas guérir. Moi au bout de cinq jours j'étais déjà guérie. Le message que j'ai c'est de venir tôt et de comprendre qu’Ebola est une maladie comme les autres."

La persistance de la maladie à virus Ebola dans la zone a provoqué un véritable traumatisme chez les habitants et le personnel soignant. L’épidémie les a amenés à changer de comportement. Aujourd’hui, des soignants reçoivent les malades avec prudence pour éviter de se faire contaminer, comme nous le dit Chantal Mayani, infirmière dans une clinique. "Nous, nous avons peur d'approcher les malades. À l'époque, quand un malade nous arrivait grabataire nous étions souples pour récupérer le malade mais ces derniers temps, nous nous abstenons de toucher les malades sans nous protéger. Mon souhait est que nous puissions fournir encore des efforts pour voir comment mettre fin à cette épidémie"

 

Pendant une année, Ebola n'a épargné aucune couche sociale.  Les prêtres, qui, en priant pour les malades, leurs apposent les mains, risquent aussi d'être contaminés. Pasteur Josué Kakule est aumônier protestant à la police nationale congolaise de Beni. Il a été contaminé par un fidèle malade d'Ebola. Il invite ses confrères à faire attention. "Que mes collègues pasteurs évitent d'apposer les mains aux malades car l'heure est grave franchement. Dieu peut agir en priant pour un malade sans lui apposer les mains."

 

Mais le professeur Jean-Jacques Muyembe rassure, en tant que coordinateur de la riposte, il promet une éradication sous 3 à 4 mois, mais à une seule condition : que la population coopère avec les équipes médicales. 

 

 

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