Du nouveau dans le procès Khalifa Sall | Afrique | DW | 23.01.2018
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Afrique

Du nouveau dans le procès Khalifa Sall

Dans le procès de l'ex-Maire Khalifa Sall, la mairie de Dakar la ville sénégalaise qu'il dirigeait s'est constituée partie civile. Or les Avocats de l'Etat ne l'entendent pas de la même oreille et en donnent les raisons.

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"L'argent dont il s'agit, c'est l'argent de la mairie de Dakar" (Me El Hadj Diouf)

Le procès pour détournement de fonds publics du maire de la ville de Dakar a démarré ce lundi. La mairie s'est constituée partie civile malgré l'opposition des Avocats de l'Etat. Cette nouvelle querelle risque de prolonger le procès dont le verdict pourrait ne pas intervenir avant plusieurs semaines. Le procès avait déjà été renvoyé à deux reprises. 

C'est sur un délibéré du 15 janvier que la mairie de Dakar s'est constituée partie civile. Selon Maître Amadou Aly Kane, Avocat de Khalifa Sall, "pour les collectivités locales qui fonctionnent sur la libre administration, les textes ont donné la possibilité au maire ou, s'il est empêché, à une personne désignée par le conseil municipal, de représenter en justice la mairie."

Opposition des Avocats de l'Etat

Pour les avocats de l'Etat, cette constitution de partie civile de la ville de Dakar ne peut être recevable. Pour défendre cette position, Maître Baboucar Cissé, rappelle qu'au mois de mars, par une délibération, "la mairie avait déclaré qu'elle n'avait subi aucun préjudice". C'est la première fois martèle-t-il, depuis qu'il exerce la profession d'Avocat, "qu'une personne qui est poursuivie pour une infraction, défend les intérêts de la victime elle-même."

Le préfet de Dakar a demandé une seconde lecture de la délibération. Les Avocats de Khalifa Sall réfutent cette procédure qu'ils jugent dilatoire. Pour les Avocats de l'Etat, c'est une condition. "lorsque la délibération intervient et que l'autorité administrative demande une seconde lecture, cette décision elle est suspendue", insiste Maître Baboucar Cissé.

Querelle juridique

Pour Me El Hadj Diouf en revanche, la mairie a tout à fait le droit de se constituer partie civile. "L'argent dont il s'agit, c'est l'argent de la mairie de Dakar" soutient-il

L'affaire préoccupe les chroniqueurs judiciaires qui croient que ce procès risque de durer, comme cela a été le cas avec Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, incarcéré en 2014 pour détournement de fonds publics avant d'être grâcié deux ans plus tard.

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