Donald Trump retire les USA de l′accord sur le nucléaire iranien | International | DW | 09.05.2018
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International

Donald Trump retire les USA de l'accord sur le nucléaire iranien

Le président américain a annoncé sa décision mardi soir. Les réactions n'ont pas tardé, dans le monde entier. L'Iran dit réfléchir à son intérêt de rester dans cet accord, alors que les Européens veulent le sauver.

Il a donc choisi une solution radicale : Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, mardi soir. Décision annoncée dans une brève allocution, qui confirme donc sa promesse de campagne. Cet accord avait été signé par son prédécesseur Barack Obama en 2015. Une décision à laquelle s’ajoutent d'autres mesures : "Je vais signer un ordre présidentiel pour commencer à rétablir les sanctions américaines liées au programme nucléaire du régime iranien. Nous allons instituer le plus haut niveau de sanctions économiques", a expliqué Donald Trump. 

Les raisons du retrait 

Dans son allocution, Donald Trump a estimé que l'accord de 2015 avec l'Iran est "défectueux jusqu'à la moelle". Le président américain assure que l'accord signé par son prédécesseur n'interdit pas les essais de missile balistiques capables d'acheminer des têtes nucléaires. Il juge que l'accord ne prévoit pas d'inspections dignes de ce nom. Il déplore aussi que l'accord ne comprenne aucune mesure de contrôle des ambitions nucléaires iraniennes au-delà de 2025.

Citant les services israéliens de renseignement, le président américain maintient que, malgré l'accord, l'Iran "exporte des missiles" et "continue d'enrichir de l'uranium". En outre, il déplore que l'accord de 2015 n'ait rien prévu pour tenter de limiter le soutien de l'Iran au terrorisme et sa participation aux conflits en Syrie et au Yémen.

Des réactions dans le monde entier 

Le président iranien Hassan Rohani a très vite réagi après la décision de Donald Trump. Accusé de "mensonge" par Donald Trump, le dirigeant iranien se tourne désormais vers les Européens, les Russes et les Chinois afin de voir si son pays a intérêt à rester dans ce pacte. "J'ai ordonné au ministère des Affaires étrangères de mener, pendant les quelques semaines à venir, avec les pays européens et les deux autres grands pays, la Chine et la Russie, des négociations", dit-il. 

USA Washington | Präsident Donald Trump & Angela Merkel, Bundeskanzlerin (Getty Images/AFP/B. Smialowski)

La chancellière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron avaient rencontré le président américain Donald Trump récemment pour tenter de le convaincre de ne pas quitter l'accord.

Dans un communiqué de trois pages, l'ancien président américain Barack Obama parle d'une grave erreur. Selon lui, l'accord de 2015 fonctionne comme prévu et "a permis de retarder le programme nucléaire de l'Iran". En Europe, le président français, la chancelière allemande Angela Merkel et la Première ministre britannique Theresa May ont fait part de leurs regrets. Mais ils se disent "déterminés à assurer la mise en oeuvre" de ce texte en "maintenant les bénéfices économiques" au profit de la population iranienne.

Donald Trump bénéficie toutefois du soutien d'Israël. "Nous soutenons totalement la décision courageuse prise aujourd'hui par le président Trump de rejeter le désastreux accord nucléaire", a réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Soutien aussi du Royaume saoudien, opposé à l'Iran dans la région. 

Conséquences économiques 

Deutschland Iran Sachsen hofft nach Wegfall der Iran-Sanktionen auf gute Geschäfte (picture-alliance/dpa/A. Burgi)

Les entreprises allemandes sont très nombreuses à avoir des relations commerciales avec l'Iran.

Le retrait de l'accord des Etats-Unis et la remise en place des sanctions économiques pourraient avoir des conséquences mondiales. Les prix du pétrole pourraient grimper, puisque l'Iran est un grand producteur et que le pays pourrait être empêché d'exporter. Les sanctions américaines visent non seulement le régime en place à Téhéran, mais aussi tout pays qui collaborent avec l’Iran. Cela pourrait dont toucher notamment les pays européens et l'Allemagne, premier partenaire économique de l'Iran, devant l'Italie, les Pays-Bas et la France. 

Les ministres français, britannique et allemand des Affaires étrangères rencontreront des représentants de Téhéran lundi prochain, pour tenter de préserver l'accord sur le nucléaire iranien. 

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