Diane Rwigara libérée sous caution au Rwanda | Afrique | DW | 06.10.2018
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Afrique

Diane Rwigara libérée sous caution au Rwanda

L'opposante et activiste des droits de l'homme était emprisonnée depuis un an. Sa libération intervient après celle de Victoire Ingabire à la mi-septembre. Mais son procès aura bien lieu.

Ruanda Prozess Diane Rwigara & Mutter Adeline Rwigara (Getty Images/AFP/C. Ndegeya)

Diane Rwigara et sa mère Adeline Rwigara.

L'opposante rwandaise Diane Rwigara a été libérée sous caution ce vendredi 5 octobre. Elle était emprisonnée depuis un an et sa libération, qui intervient après celle de l'opposante Victoire Ingabire, pourrait être considérée comme une volonté du président rwandais Paul Kagamé de réduire la répression politique. Mais cette ouverture reste fragile.

Contente, satisfaite mais aussi surprise. Voilà la réaction de Diane Rwigara à l'annonce de sa libération. Une réaction obtenue par le biais de son avocat, maître Buhuru Pierre Célestin. "Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle soit libérée. Elle ne s'y attendait pas. C'était donc une surprise agréable pour elle", raconte-t-il à la DW.

Tribunal en novembre

Les avocats de l'opposante rwandaise et activiste des droits humains avaient demandé à la justice sa remise en liberté provisoire, pour elle et sa mère Adeline, avant d'entrer dans le fond de l'affaire. Ils ont donc obtenu satisfaction. 

Mais le procès prévu en novembre prochain aura bien lieu. Et les chefs d'accusation restent les mêmes. Diane Rwigara et sa mère sont accusées de faux et usage de faux et d'incitation à l'insurrection. La mère et la fille sont aussi inculpées d'évasion fiscale. Elles risquent jusqu'à 15 ans de prison. "Le procès sur le fond sera un long procès. Je pense qu'il y a beaucoup de preuves qui seront discutées notamment les témoignages sont nombreux", précise maître Buhuru Pierre Célestin. "Et il y a d'autres pièces aussi qui sont versées dans le dossier et qui seront discutées."

"Victoire des droits de l'homme"

Mais déjà cette liberté provisoire est à saluer selon maître Laurent Cougorie, ex-vice-président de l'assemblée transitoire du Rwanda. "C'est la victoire des droits de l'homme", estime-t-il. "Cela donne une certaine ouverture politique aussi. Pour moi, cela ne va pas arrêter. C'est une évolution tout à fait normale."

Des opposants toujours en prison

En septembre dernier, quelques 2.000 prisonniers ont été libérés, dont l'opposante Victoire Ingabire. Néanmoins, quelques jours après sa libération, le président Paul Kagamé l'a menacée de la remettre en prison si elle continuait à faire certaines déclarations. Une mise au point qui montre bien que l'ouverture au Rwanda reste très fragile.

Lire aussi → Interview exclusive : Victoire Ingabire prête à militer pour la libération des autres prisonniers politiques

Une dizaines d'opposants politiques à Kagamé, au pouvoir depuis 18 ans, sont restés en détention. Parmi eux Deo Mushayidi du Pacte de Défense du Peuple (PDP), condamné à perpétuité depuis 2010 pour recrutement d'une rébellion contre le régime.

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