Des milliers d′écoliers allemands en grève pour le climat // Les craintes des expatriés européens au Royaume-Uni face au Brexit | Vu d′Allemagne | DW | 24.01.2019
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Vu d'Allemagne

Des milliers d'écoliers allemands en grève pour le climat // Les craintes des expatriés européens au Royaume-Uni face au Brexit

Des milliers de jeunes allemands "en grève" ont quitté leurs salles de classe vendredi dernier, pour descendre dans la rue. Manifestations dans une soixantaine de villes du pays, bientôt reconduites, pour appeler à faire davantage pour le climat. Dans ce magazine aussi, direction le Royaume-Uni où des milliers d'Européens vivent dans l'angoisse face aux tergiversations sur le Brexit.

Écouter l'audio 13:39

Ils étaient des milliers dans toute l'Allemagne. Vendredi dernier, le 18 janvier, de Freiburg à Berlin, en passant par Bonn, Heidelberg, Leipzig ou Munich, de très nombreux élèves ont quitté leurs salles de classe pour manifester. Un appel "à la grève" pour une manifestation en faveur du climat. Des défilés sous le slogan "Friday For Future", "Vendredi pour le futur", suite à l'appel lancé en fin d'année par la jeune activiste suédoise, âgée de 15 ans, Greta Thunberg. 

Chaque vendredi, depuis août 2018, elle manifeste devant le parlement suédois pour appeler ses élus à s'engager davantage contre le réchauffement climatique. Une action qui lui a valu de tenir un discours lors de la dernière conférence climat en Pologne, fin 2018, où elle appelait les écoliers du monde entier à faire comme elle et à manifester le vendredi. Il n'en fallait pas plus : de l'Australie, à la Belgique, en passant par le Canada et donc l'Allemagne, le mouvement prend de l'ampleur. 

Schülerinnen und Schüler demonstrieren gegen den Klimawandel (DW/H. Flotat-Talon )

Près d'un millier d'élèves ont manifesté entre le centre-ville de Bonn et le siège de l'ONU au bord du Rhin, vendredi 18 janvier 2018.

Chaînes sur WhatsApp et Facebook

Vendredi dernier, le 18 janvier, des défilés ont eu lieu dans une soixante de villes en Allemagne, mais aussi en Suisse ou en Belgique. Vu d'Allemagne était à Bonn, ou près d'un millier de jeunes sont descendus dans la rue. Un défile organisé par un élève de terminale et deux étudiants. "On a fait cela comme on a pu, avec quelques flyers, quelques affiches, et on a lancé des chaînes sur WhatsApp et sur Facebook", raconte Franzi, 19 ans. "On pensait avoir cent personnes, et là on est plus de 1000 je pense, c'est incroyable". 

Des élèves qui pour beaucoup ont séché l'école ou l'université pour aller manifester. Une grande première par exemple pour Jonathan et ses deux copains, élèves de 12 ans, en septième classe. "Il faut que le gouvernement fasse quelque-chose, qu'ils sachent qu'on trouve ça important et qu'ils se disent qu'on ne votera pas pour eux plus tard s'ils ne font rien", explique l'un d'eux. 

D'autres manifestations déjà programmées

Tout au long du défilé, au pas de course, entre le centre-ville et le siège allemand de l'ONU, les jeunes crient leur colère contre "ce futur détruit". Devant les Nations unies, les discours s'enchaînent ensuite, avec des haut-parleurs empruntés par un élève à son lycée. "Il a dit que c'était pour un projet scolaire, on espère qu'il n'aura pas de problème", sourit Tobi. Derrière lui, la voix cassée, une jeune fille prend le micro. "Il y a vingt millions de personnes qui meurent de faim en Afrique et nous on achète n'importe quoi !". 

Depuis le défilé, des voix se sont parfois élevées contre ces manifestations. Certains appellent même à des sanctions contre les élèves grévistes. Mais d’autres rendez-vous sont déjà pris pour les semaines à venir dans tout le pays. À Bonn, ce sera début mars. 

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L'angoise des expatriés européens face au Brexit

Dans la seconde partie de ce magazine, Vu d'Allemagne prend la direction du Royaume-Uni. Après le référendum sur la sortie de l'Union européenne en 2016, après deux ans et demi de débats dans toute l'Union, la situation n'est toujours pas réglée. La date limite est fixée au 29 mars, mais les négociations en interne à Londres et avec Bruxelles ne sont toujours pas terminées. 

Une situation plus que jamais incertaine et parfois angoissante pour tous les Britanniques, mais aussi les Européens qui vivent dans le pays. Jusque-là ils avaient les mêmes droits que les Anglais, mais aujourd'hui leur avenir est plus que jamais entravé et ils ne savent pas ce qu'ils vont devenir. 

Reportage en Angleterre de Mélissa Chemam dans la seconde partie de ce magazine. 

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