Des émissaires sud-africains en tournée d’excuses sur le continent | ACTUALITÉS | DW | 18.09.2019
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ACTUALITÉS

Des émissaires sud-africains en tournée d’excuses sur le continent

Des émissaires sud-africains visitent plusieurs pays du continent. Une tournée voulue par le président Cyril Ramaphosa pour présenter les excuses de l’Etat sud-africain après les violences xénophobes dans le pays.

Südafrika Präsident Cyril Ramaphosa (Reuters/R. Bosch)

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa sollicite le pardon africain et promet de lutter contre la xénophobie dans son pays.

La tournée continentale de l’ancien ministre sud-africain de l’Energie, Jeffrey Radebe, et du vétéran de l’ANC, Khulu Mbatha, a commencé le lundi 16 septembre par le Nigeria. Les autres pays concernés par cette tournée en Afrique de l'ouest sont le Niger, le Ghana et le Sénégal.

En plus de ces deux émissaires désignés pour l’Afrique de l’ouest, le diplomate Kingsley Mamabolo est envoyé par le président Ramaphosa  en République démocratique du Congo, en Tanzanie et en Zambie.

Ce sont donc sept pays du continent qui sont concernés.  Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, a ainsi présenté l’information à la presse lundi soir : 
"Suite à la récente crise en Afrique du sud, durant laquelle il y a eu des attaques contre les biens appartenant à divers ressortissants, et où il y a eu des pertes de vie, mais où aucun nigérian n’a perdu la vie, le président Ramaphosa, le président d’Afrique du sud a envoyé aujourd’hui deux émissaires pour rencontrer le président Muhammadou Buhari et lui porter un message."

Par cette tournée d’excuses, les autorités sud-africaines affirment agir dans le cadre de l’agenda commun 2063 qui aiderait non seulement l’Afrique du sud, mais toute l’Afrique à se mobiliser pour que les peuples, surtout les jeunes africains, puissent croire en un avenir reluisant.

Jeffrey Radebe  n’exclut d’ailleurs pas la possibilité de dédommager les victimes des récentes attaques xénophobes, et que les coupables seront sévèrement punis: "La loi sud-africaine prévoit que toute entreprise enregistrée doit avoir une assurance publique en cette matière. La police en Afrique du sud travaille pour interpeller tous ceux qui sont impliqués dans ce malheureux incident. Il y a plus de 50 personnes qui ont été arrêtées, attendons que toute la procédure soit achevée."  

Le gouvernement sud-africain promet des sanctions

Le chef de la tournée pour l’Afrique de l’ouest, Jeffrey Radebe, confirme qu’il s’agit d’un message d’excuses de l’Etat sud-africain au reste du continent, suite à ces incidents qui ont officiellement fait douze morts.  

Celui-ci annonce qu’une commission conjointe entre l’Afrique du Sud et le Nigeria mènera des discussions approfondies le 3 octobre prochain, pendant une visite d’Etat du président Buhari en Afrique du Sud :

"Ces incidents ne représentent pas ce pour quoi nous nous battons en tant qu’une démocratie constitutionnelle en Afrique du Sud, et le président s’est excusé pour ces incidents. Il a également instruit les organes juridiques et sécuritaires de ne laisser aucun point ou zone d’ombre. Tous ceux qui y sont impliqués doivent payer. Donc la force de la loi doit prévaloir en Afrique du sud." 

Nelson Mandela 100 Jahre (picture-alliance/dpa/J. Hrusa)

Neslon Mandela se retournerait dans sa tombe si les morts n'étaient pas morts, à cause des meutrières attaques xénophoxes dans sont pays.


Dans leur demande d’excuses, les autorités sud-africaines rappellent que leur pays sort à peine du système d’apartheid, affichant un taux de chômage d’environ 29 %.  

Mais Jeffrey Radebe reconnaît qu’aucune famine, aucune épreuve ne peuvent justifier la destruction des biens, l’assassinat de personnes, qu’elles soient sud-africaines ou étrangères. Plusieurs centaines de ressortissants africains dont 600 Nigérians ont dû fuir l’Afrique du sud à cause des récentes attaques xénophobes.