Dans l′est de la RDC, rebelles ADF et Etat islamique livrent-ils le même combat ? | Afrique | DW | 24.05.2019
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Afrique

Dans l'est de la RDC, rebelles ADF et Etat islamique livrent-ils le même combat ?

A Beni, dans l'est de la RDC, les rebelles ougandais ADF, qui ont fait allégeance à l'Etat islamique, poursuivent leurs attaques quasi-quotidiennes. Mais désormais, celles-ci sont revendiquées par l'Etat islamique.

Dans l'attaque qui s'est déroulée le 23 mai à Samboko, les rebelles ougandais ADF ont pillé nombreuses boutiques, pharmacies et le centre de santé de la ville, avant de mettre ensuite le feu à différents bâtiments. Les rescapés ont expliqué que les militaires avaient pris la fuite, ce qui a permis à aux rebelles AFD de repartir sans être inquiétés.

"Nous sommes allés nous cacher dans les champs", raconte une passante au micro de la DW. "Il y avait des balles qui sifflaient au-dessus de nos têtes. Ils ont tout amené avec eux, ils ont pris les médicaments dans les pharmacies et tous les biens trouvés dans les kiosques."

"Ils ont incendié ma boutique de pièces de rechange", raconte cette autre habitante de Samboko. "Je demande au gouvernement de payer mes biens car les militaires ont pris la fuite et ils ont ainsi abandonné le village entre les mains de l'ennemi. J'ai perdu beaucoup d'argent, ils ont incendié le complexe qui abrite les boutiques, les pièces de rechange et autres. Je ne peux pas tout énumérer ici car je suis abattue."

Mêmes acteurs, revendications différentes 

Depuis la revendication de différentes attaques ADF dans la région par l'Etat Islamique, les acteurs de la société civile, mais aussi certains analystes, alertent sur ce lien entre les deux organisations.

Mais à ce jour, il semble que l'AFD ne bénéficie d'aucun soutien direct, logistique ou financier, de la part de l'Etats islamique.

Teddy Kataliko, un des acteurs majeurs de la société civile de cette région, s'étonne du réveil tardif de la communauté internationale sur la présence terroriste en territoire de Beni. Mais pour lui, il n'y a pas d'éléments nouveaux dans ce qui se passe à Beni car les acteurs restent les mêmes et seules les revendications changent : 

"C'est juste le mot musulman qui apparaît davantage pour montrer que c'est l'Etat islamique. Mais en soi c'est le même mode opératoire, les mêmes hommes qui ont simplement compris qu'il faut changer d'idéologie. Vous savez que la région est chrétienne mais on veut instaurer autour effectivement de cette zone, et donc dans la région des Grands lacs, cet Etat islamique pour essayer de promouvoir leurs idéaux."

L'armée congolaise en déroute

Les attaques qui ont lieu ces jours-ci dans la ville et le territoire de Beni ont surpris l'armée congolaise qui semble avoir toujours un coup de retard sur les ADF. La ville de Beni ainsi que la commune rurale d'Oicha, qui est le chef lieu du territoire de Beni, vivent désormais sous la menace terroriste. Les rescapés de l'attaque de Samboko ont ainsi affirmé avoir vu des tracts où il était écrit qu'après ce village, les localités de Beni et d'Oicha seraient, à leur tour, visés. 

 

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