Début du hadj, vu du Mali | Afrique | DW | 04.11.2011
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Afrique

Début du hadj, vu du Mali

Le pèlerinage à la Mecque fait partie des cinq piliers de l’islam. Ce rendez-vous, sur les lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite, mobilise de nombreux Africains. Témoignage d'une Malienne expérimentée.

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Assise dans la cour de sa maison de N’Tomikorobougou, un quartier populaire de Bamako, Rokia N’Daou s’apprête à aller à la mosquée pour la prière du soir. A 66 ans, elle ne travaille plus et pratique beaucoup plus la religion. Elle a déjà effectué le pèlerinage à la Mecque trois fois, malgré certaines difficultés :

« Il y a tout le monde qui s’en va faire le pèlerinage. Il faut être dynamique pour pouvoir toucher la Kaaba, pour accéder aux lieux saints ce n’est pas facile. Il faut être en très bonne santé, avoir un très bon physique, parce qu’il y a des gens qui sont plus forts que vous et qui vous bousculent. Si vous n’êtes pas résistant, vous tombez. »

Haddsch Kaaba Islam Pilger Mekka

Et la chute est fatale pour certains. Rokia N’Daou, elle, a su éviter les zones de bousculades.

Son dernier pèlerinage lui a coûté 1 850 000 francs CFA, environ 2600 euros. Une somme importante, mais elle ne regrette rien :

« Ça vaut la peine puisque pour un bon musulman, dès qu’il s’agit d’accomplir le pèlerinage, même s’il faut débourser trois millions, il faut le faire. »

Pour la campagne 2011, les frais de pèlerinage à partir du Mali sont passés à environ 2 250 000 francs CFA par voyageur. Comme Rokia N’Daou, les candidats au voyage mesurent l’importance du pèlerinage appelé aussi le hadj. Ousmane Diarra, directeur d’un institut islamique à Bamako :

« Le hadj, c’est enseigner aux musulmans la dimension universelle de l’islam. Tous ces gens se mobilisent, uniquement ils viennent à leurs frais, uniquement pour implorer dieu, uniquement pour se rapprocher de dieu, uniquement pour chercher le paradis. »

Islam Berg des Lichts in Mekka

Rokia N’Daou cherche vraiment le paradis, elle ne veut pas se limiter à trois pèlerinages :

« J’envisage d’aller faire un quatrième pèlerinage, mais pour le moment je n’ai pas assez d’argent. De toutes les façons, c’est dans mon programme. S’il plaît à Dieu, l’année prochaine, je compte effectuer mon quatrième pèlerinage. »

Madame N’Daou a pris sa décision, mais vu son âge et son état de santé fragile, ses enfants disent qu’ils feront tout pour l’empêcher d’effectuer le voyage.

Le plus web : écoutez ci-dessous la version audio du reportage.

Auteur : Mahamadou Koné, correspondant à Bamako
Edition : Sandrine Blanchard  

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