Crise malienne : une journée de discussions sans accord | Afrique | DW | 17.07.2020
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Afrique

Crise malienne : une journée de discussions sans accord

Malgré une longue journée de discussions entre la délégation de la Cédéao et les leaders du M5-RFP, aucun compromis n'a encore été trouvé.

La mission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest poursuit sa médiation à Bamako pour tenter d’apaiser la tension et aider à trouver une issue à la crise politique que traverse le pays.

Jeudi (16.07), la délégation de l’organisation sous régionale conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a rencontré les leaders du mouvement du 5 juin ainsi que la majorité présidentielle.

La FORSAT, la force spéciale anti-terroriste, soupçonnée d'ingérence dans les manifestations.

La FORSAT, la force spéciale anti-terroriste, soupçonnée d'ingérence dans les manifestations.

Une rencontre qui s’est terminée vers 22h, sans une réelle solution. Les leaders de la contestation semblent toujours camper sur leur position.

"Est-ce qu'aujourd'hui nous devons accepter plus de 23 morts du Président Ibrahim Boubacar Keita et de son Premier ministre et parler de négociations institutionnelles ?" , a déclaré Issa Kaou Djim, un des leaders du M5 à sa sortie de salle.

Il dit être "déçu de voir que le vrai problème n'a pas été posé."

IBK symbole de l'échec de l'État malien ?

Écouter l'audio 00:46

"La Cédéao ne proposera rien. Elle se contente tout simplement de sauver des chefs d'État."

Le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques est clair : il ne veut plus du régime d’Ibrahim Boubacar Keita.

"De mon point de vue, la question est connue, le peuple connaît le problème, IBK connaît le problème. Le peuple ne veut plus de ce régime, ce régime devient un régime qui a du sang sur la main", ajoute Issa Kaou Djim.

"Venez nous parler vraiment, Boubou doit partir, ne doit pas partir, entrer au gouvernement, pour moi c'est insulter le peuple."

Le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques a reporté le rassemblement prévu ce vendredi (17.07) au monument de l’indépendance à Bamako en hommage aux victimes. Un report par crainte de nouvelles violences. Mais il y aura des prières dans toutes les mosquées du Mali pour honorer la mémoire des victimes.

Le week-end dernier les affrontements ont fait officiellement 11 morts et 158 blessés.

Les négociations entre la Cédéao et les leaders de la contestation doivent se poursuivre ce vendredi.