Coupures d′internet en Afrique, un remède facile aux impacts imprévisibles | Arbre à palabre | DW | 11.01.2019
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Arbre à palabre

Coupures d'internet en Afrique, un remède facile aux impacts imprévisibles

L'Etat a-t-il le droit de couper internet ? RDC, Gabon, Togo, Tchad ou Cameroun, dans de nombreux pays, les coupures d'internet ont tendance à se multiplier à l'occasion d'échéances électorales ou de manifestations d'opposition. Pour les gouvernements, il est question de préserver l'ordre public. Mais où placer la barre pour ne pas mettre en danger la liberté d'expression ?

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Internet gagne une puissance tellement grande qu'il devient récurrent de voir certains pouvoirs publics couper l'accès à cet outil considéré comme une autoroute de l'information et de la communication.

Au Gabon, dans la foulée de la tentative de coup de force militaire du 7 janvier 2019, le pouvoir a décidé de couper l'accès à internet avant de le rétablir le lendemain.

En République démocratique du Congo (RDC), durant la période post-électorale, le gouvernement a pris des mesures pour restreindre voire couper internet, invoquant le risque de troubles à l'ordre public à travers la diffusion de chiffres électoraux non communiqués par la commission électorale.

Au Tchad, les internautes ont eu du mal à se connecter aux services de réseaux sociaux durant une bonne partie de l'année 2018. Au Togo, en 2017, le ministre Gilbert Bawara avait invoqué la "sécurité nationale" pour justifier une coupure dans un contexte de manifestations de l'opposition à travers le pays.

Couper internet : un acte de souveraineté pour les uns, violation des principes de liberté notamment d'expression pour les autres. Quelle est donc la juste frontière pour préserver à la fois l'ordre public et les libertés ? Fréjus Quenum et ses invités en discutent : 

- Julie Owono, Directrice exécutive de l'Ong "Internet sans frontières"
- Romain Abile Houéhou, Coordonnateur du Réseau des consommateurs africains des nouvelles technologies de la communication (RéCATIC) et ancien membre de l'Autorité transitoire des postes et télécommunications du Bénin
- avec la contribution également de Kodjo Ndukuma, Avocat et Professeur des universités à Kinshasa, Docteur en droit, spécialité économie numérique à la Sorbonne.