Contre une intervention militaire en Libye | Vu d′Allemagne | DW | 10.03.2011
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Vu d'Allemagne

Contre une intervention militaire en Libye

Alors que s’ouvre aujourd’hui le sommet de l’Otan et de l’Union européenne sur la crise libyenne, les éditorialistes font part de leur scepticisme sur la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne.

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Des insurgés à Benghazi

Pour la Süddeutsche Zeitung, il y a d'un côté ce qu'on souhaiterait faire dans l'idéal, et de l'autre ce à quoi on doit se soumettre face à la réalité. Et la réalité libyenne est décidément bien floue. On entend dire que les rebelles approuvent la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, mais qui parle au nom de qui ? s'interroge le journal. Le risque d'escalade de la situation est grand, trop grand, l'Occident a plutôt intérêt à attendre encore un peu, peut-être que les sanctions prises à l'égard de Mouammar Kadhafi porteront leurs fruits…

Libyen Grünes Buch von Muammar Gaddafi wird verbrannt in Bengasi

Khadafi, au feu, à Benghazi

Même avis sceptique de la part de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mettre en place une zone d'exclusion aérienne revient à intervenir militairement en Libye. Et nos classes politiques devraient appeler un chat un chat : il s'agit de guerre, là ! Le journal se réfère à l'échec de l'intervention de l'Otan en Afghanistan pour montrer qu'une option militaire peut ne pas toujours aider les populations locales. Avant d'intervenir, note la F.A.Z., posons-nous la question autrement : est ce que la situation en Libye menace notre sécurité ? En quoi nous concerne-t-elle ? Sur le plan de l'extrémisme, les islamistes radicaux sont loin d'être au pouvoir. Sur le plan économique, l'Arabie Saoudite est là pour nous fournir du pétrole. Et sur le plan de l'immigration, pour l'instant les gens fuient dans les pays voisins. Il y a une autre alternative à l'option militaire, conclut le quotidien : la voie diplomatique pour trouver une issue pacifique au conflit.

Deutschland Parteien Politischer Aschermittwoch der CSU Horst Seehofer in Passau

Le ministre-président de la Bavière, Horst Seehofer, lors de son discours controversé

"Du populisme de droite"

Die tageszeitung revient quant à elle sur la proposition faite hier par Horst Seehofer, chef de file de la CSU, la branche bavaroise du parti conservateur d'Angela Merkel. Ce dernier a déclaré vouloir changer la Constitution de sa région, la Bavière, pour contraindre les immigrés à s'intégrer en apprenant la langue allemande notamment. C'est clairement du populisme de droite, s'insurge le journal. La CSU joue à vrai dire la carte de la provocation pour se faire entendre et faire oublier la déchéance de sa star Karl-Theodor zu Guttenberg, ex ministre de la défense qui a démissionné début mars. La stratégie du parti bavarois est la suivante, analyse die tageszeitung : « nous ne savons plus qui nous sommes, alors nous nous montrons plus rigides envers les autres…» Voici un brin d'hystérie de la part d'un parti qui n'a clairement plus le vent en poupe!

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Konstanze von Kotze

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