Conflit russo-géorgien : Moscou, Tbilissi et ...Washington | International | DW | 14.08.2008
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International

Conflit russo-géorgien : Moscou, Tbilissi et ...Washington

Le schéma se répète : Tbilissi ne cesse d'accuser les Russes de violer la trêve mais le Kremlin dément systématiquement. Et en arrière plan, le conflit prend des allures de confrontations entre Moscou et Washington.

People hold Georgian flags, and a U.S. flag, during a rally in support of Georgian President Mikhail Saakashvili in Tbilisi, Georgia, Tuesday, Aug. 12, 2008. Thousands of Georgians rallied Tuesday in an emphatic show of support for President Mikhail Saakashvili after the country came under attack from Russian forces. (AP Photo/Shakh Aivazov)

Manifestation de soutien au président Mikheïl Saakachvili en Géorgie

Selon les autorités géorgiennes, les forces russes sont toujours postées à Gori, ville située non loin de la république séparatiste d'Ossétie du Sud, où l'on a même entendu une série d'explosions ce matin. Des chars d'assaut seraient également entrés dans la ville portuaire de Poti, ce que confirme le témoignage d'un employé sur place. Mais toutes ces informations sont fermement démenties par la Russie.


Russian Foreign Minister Sergei Lavrov (R) gestures as he talks to his Finnish counterpart Alexander Stubb (L) during their meeting in Moscow, Russia, 12 August 2008. Lavrov and Subb discussed the situation in South Ossetia. EPA/SERGEI CHIRIKOV +++(c) dpa - Report+++

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Pendant ce temps le président américain George W. Bush, qui soutient depuis le début son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili , exige le retrait des forces russes. Ce qui n'est pas sans provoquer la colère à Moscou, comme le démontre la vive réaction du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov : « De l'avis général la Géorgie fait actuellement l'objet d'un projet spécial des Etats-Unis. Nous comprenons que les Etats-Unis se préoccupent de sa bonne marche. Mais le gouvernement américain doit choisir entre son prestige concernant ce projet virtuel et le partenariat qui nécessite une action concertée ».


President Bush, flanked by Secretary of State Condoleezza Rice, left, and Defense Secretary Robert Gates, makes a statement on the conflict between Georgia and Russia, Wednesday, Aug. 13, 2008, in the Rose Garden of the White House. (AP Photo/Ron Edmonds)

George Bush entouré de son secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire à la défense Robert Gates lors d'une déclaration sur la situation en Géorgie

Tandis que la question d'une condamnation unilatérale taraude l'Union européenne, Washington affiche clairement son soutien à Tbilissi. Mais selon Martin Schulze-Wessel, professeur d'histoire à l'université de Munich et spécialiste de l'Europe de l'Est, il n'y a pas de choix à faire : « Les Etats-Unis n'ont sûrement pas besoin de se décider. La Géorgie est un Etat national avec une longue histoire. Et la Russie ne va certainement rien entreprendre qui remette en question le statut d'Etat de la Géorgie qui évidemment induit aussi la souveraineté quant à sa politique extérieure. La Géorgie n'est pas un projet virtuel et la Russie continuera d'avoir à coeur de bonnes relations avec les Etats-Unis ».


Les Etats-Unis ont envoyé leur secrétaire d'Etat Géorgie, pour tenter de "rallier le monde libre à la défense de la Géorgie libre". Sur le chemin Condoleezza Rice a fait escale en France, où elle doit s'entretenir sous peu avec le chef d'Etat Nicolas Sarkozy et celui de la diplomatie Bernard Kouchner.


  • Date 14.08.2008
  • Auteur Anne-Julie Martin
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