Comment se porte le cinéma au Cameroun ? | Arbre à palabre | DW | 25.10.2019
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Arbre à palabre

Comment se porte le cinéma au Cameroun ?

Du 26 octobre au 02 novembre 2019 auront lieu au Cameroun, les 15ème rencontres internationales des films courts (RIFIC). Ce festival est consacré à la projection des courts métrages. Il servira aussi de cadre d’échanges et d’activités cinématographiques et cultuelles variées. L'occasion pour la rédaction de revenir sur la viabilité du cinéma en Afrique en prenant l'exemple du Cameroun.

Écouter l'audio 43:13

Pour beaucoup la production africaine du 7ème art apparait comme le parent pauvre de l’industrie cinématographique mondiale. Pourtant, avec des moyens parfois dérisoires, le continent fait preuve d’inventivité dans le domaine. Même si les films africains sont peu représentés dans des festivals, comme celui de Cannes (France), il existe cependant une flopée d’industries cinématographiques.

On peut citer Nollywood du Nigeria, les cinémas marocains, sud-africains ou tchadiens, sans oublier le Kumawood ou le Ghallywood du Ghana ou des films produits par des cinéastes camerounais, burkinabé, malien ou sénégalais.

Salles de cinéma

Dans beaucoup de pays d’Afrique au sud du Sahara, l’absence ou l’insuffisance des salles de cinéma constitue un frein à la promotion du 7ème art. Au Cameroun, il n’y a aucune salle ouverte au public, car celles qui existaient ont fermé. Conséquence : les producteurs de films camerounais sont obligés de faire du porte à porte à travers les cinémas numériques ambulants.

Les 15ème rencontres internationales des films courts (RIFIC) ont lieu du 26 octobre au 02 novembre 2019 au Cameroun

Les 15ème rencontres internationales des films courts (RIFIC) ont lieu du 26 octobre au 02 novembre 2019 au Cameroun

Mais au fond, le problème de diffusion des films camerounais au Cameroun dépassent largement le cadre de l'inexistence des salles de cinéma.

Manque de formation et de soutiens

Autre difficulté : les restrictions administratives rencontrées dans la diffusion des films camerounais dans l’ensemble du pays. À cela s’ajoute le manque de formation et la mauvaise qualité des productions cinématographiques. Le peu de soutien des pouvoirs publics dans la promotion du cinéma est également fustigé.

Comment se porte le cinéma en Afrique ? C’est la problématique du débat sous l’Arbre à Palabres qui prend l'exemple du Cameroun.

Invités :

-La réalisatrice Camerounaise Yolande Welimoum, doctorante en "art du spectacle et cinéma" option "Critique cinématographique".

-Martine Ribouem, cadre sanitaire et passionné du cinéma.

-Martial Ebenezer Nguea, président de l'association camerounaise de critiques de cinéma et délégué général des rencontres internationales des films courts (RIFIC).

-Christian Eboulé, journaliste à TV 5 Monde.

Cliquez sur l’image (en haut) pour écouter l’intégralité du débat.