Centrafrique : importants dégâts suite aux intempéries | Afrique | DW | 29.10.2019
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Centrafrique : importants dégâts suite aux intempéries

Plusieurs villes de la République centrafricaine ont été touchées par de fortes pluies depuis le 21 octobre, provoquant la submersion et la destruction des maisons avec 8.000 personnes actuellement sinistrées.

Tansania Überschwemmungen in Daressalam (DW/S. Khamis)

En Centrafrique, 1.100 ménages sont dans des zones de refuge. (Photo d'illustration)

Dans la capitale, la rivière Mpoko et le fleuve Oubangui sont sortis de leurs lits et ont provoqué des inondations dans plusieurs quartiers du sud-ouest de Bangui causant des dégâts considérables. 

 

Les eaux sont remontées par les canaux d'assainissement et de nombreux riverains ont vu toute une vie détruite en quelques heures, comme le révèlent ces témoignages recueillis sur le site de relocalisation du port pétrolier au sud de Bangui. 


"Nous-mêmes on est surpris par ce phénomène. L’eau est venue engloutir la maison, on ne sait où aller. Donc on est dans une situation très pénible".

 "C’est quelque chose qui est grave. Les gens circulent en pirogue, des parents qui sont encore sans abri, et tout cela fait très mal". 

"Aucune organisation humanitaire n’est venue nous donner un coup de main ici. Tous les humanitaires qui sont passés prennent les données sur un bout de papier et n’ont pas de ressources pour nous soutenir. Nous les appelons à venir voler au secours de ces populations".

 

Le spectre du choléra et du paludisme 

Dans les zones inondées, on craint des épidémies de paludisme ou de choléra. 

Une inquiétude sanitaire qui pousse des milliers de familles à fuir leurs maisons pour regagner des familles d’accueil ou des sites de relocalisation. 

L'état de catastrophe naturelle a été déclaré. Sur instruction du Premier ministre Firmin Ngrebada, une cellule de crise a été mise en place au ministère de l'Action Humanitaire et de la Réconciliation nationale en vue de préparer la réponse d'urgence aux sinistrés.

Tout en plaidant en faveur de la solidarité nationale et internationale, le gouvernement appelle la population à la prudence. 

"Le cumul des effets des pluies implique que la décrue ne va pas s’amorcer avant 20 jours au minimum. Ce qui implique une extrême prudence de la part de la population dans les jours à venir. L’Etat mesure la gravité de l’évolution de cette situation et fait de son mieux pour minimiser les conséquences", a assuré  Virginie Baïkoua, la ministre de l'Action humanitaire et de la Réconciliation nationale.

A la date du 24 octobre, la Croix Rouge centrafricaine a présenté au gouvernement un bilan provisoire de 3.669 maisons détruites et 22.065 personnes sinistrées à Bangui et en province.