Cellou Dalein Diallo se défend d′être une menace pour la paix | Afrique | DW | 09.10.2019
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Afrique

Cellou Dalein Diallo se défend d'être une menace pour la paix

Malgré l'avertissement du ministre de l'Administration territorial qui parle de menace pour la paix, l'opposant Cellou Diallo maintient son appel à manifester le 14 octobre. Il renvoie la responsabilité au gouvernement.

Écouter l'audio 02:50

"Celui qui met l'ordre public en danger, c'est le gouvernement"- Cellou Dalein Diallo

Alors qu'approchent les manifestations annoncées par le Front national pour la défense de la constitution (FNDC), la déclaration musclée du ministre de l'Administration territoriale fait craindre des troubles dans ce pays où le sang a déjà coulé pour des motifs similaires.

Bouréma Condé, le ministre de l'Administration territoriale, a averti que les services de sécurité ne céderaient pas le moindre centimètre carré où régnerait l'anarchie. Pour lui, l'appel à manifester constitue une menace pour la paix et la sécurité de la nation.

Un avertissement que balaie le chef de file de l'opposition guinéenne. Cellou Dalein Diallo renvoie la responsabilité sur le gouvernement en soutenant que "celui qui met l'ordre public en danger, c'est le gouvernement ! Nous sommes en train de sensibiliser les gens, nos militants, les partisans, les Guinéens qui dans leur écrasante majorité sont contre le changement de constitution parce qu'ils n'en voient pas le motif. Donc nous leur disons que ce sont des manifestations pacifiques et qu'il faut faire preuve de retenue".

 

L'opposition divisée

Alors que les consultations conduites par le Premier ministre en vue de recueillir des avis sur le projet de référendum constitutionnel sont terminées, la coalition de l'opposition, qui n'a pas participé à ces consultations, tient donc à descendre dans la rue avec ses partisans.

Mais au sein même de la coalition de l'opposition, tout le monde n'est pas d'accord avec ces manifestations.

C'est le cas de Bah Oury, président de l'Union pour la démocratie et le développement. Pour lui, la décision d'aller dans la rue "est prématurée et pas adaptée. Il y a encore des possibilités de pression d'autant plus que des Chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) sont attendus dans les quarante-huit heures à Conakry".

Écouter l'audio 04:57

Bah Oury : "La Guinée est encore à la croisée des chemins"

L'opposant Cellou Dalein Diallo indique ne pas être au courant de l'arrivée d'une délégation de la Cédéao. Mais il se dit toujours ouvert au dialogue et aux tentatives de médiation.

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