Ce qui change avec les nouvelles règles de WhatsApp | Afrique | DW | 14.01.2021
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Afrique

Ce qui change avec les nouvelles règles de WhatsApp

Attention: la nouvelle mise à jour du service de messagerie WhatsApp prévoit un partage de données avec sa maison-mère Facebook à partir du 8 février 2021.

Beaucoup d'utilisateurs quittent WhatsApp en raison de sa nouvelle politique

Beaucoup d'utilisateurs quittent WhatsApp en raison de sa nouvelle politique

Vous avez peut-être déjà vu ce message apparaître sur votre application WhatsApp  ces derniers jours... et vous l’avez peut-être déjà validé par réflexe ? La nouvelle mise à jour du service de messagerie prévoit un partage de données avec sa maison-mère Facebook à partir du 8 février 2021. Cette nouvelle politique de confidentialité déplait aux utilisateurs et ce sont d’autres applications de messagerie qui se frottent les mains.

Quitter WhatsApp

Record de téléchargements, ces derniers jours, pour les applications Signal et Telegram. Les utilisateurs du monde entier sont nombreux à vouloir quitter WhatsApp après l’annonce de nouvelles conditions d’utilisation.  

À partir du 8 février en effet, le service de messagerie le plus populaire au monde, avec deux milliards d’utilisateurs à son actif, partagera les données de ses abonnés avec les autres services du groupe Facebook. Ceux qui ne valident pas la mise à jour verront leur compte supprimé.

>>> A lire aussi : Le WhatsApp banking en plein essort en Afrique 

Pour Israël Guebo, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le directeur de l’Institut africain des médias, à Abidjan, a décidé de ne pas valider les nouvelles conditions d’utilisation. "WhatsApp me force la main pour accepter sa mise à jour, donc je vais sur Telegram. C’est ma façon de protester." 

Sept ans de réflexion

WhatsApp avait bâti sa réputation sur la protection des données. Lors du rachat de l’entreprise par Facebook, en 2014, le service avait promis qu’il ne partagerait pas d’informations de ses utilisateurs avec la maison-mère. Une promesse qui aura tenu sept ans. 

Face au tollé provoqué par son annonce, WhatsApp a tenté de rassurer sa communauté. Le service de messagerie assure que sa nouvelle politique "n'affecte en aucune façon la confidentialité des messages échangés avec vos amis et votre famille"

Le contenu des conversations devrait donc rester secret. En revanche, des informations comme le numéro de téléphone des utilisateurs, leur nom et leur adresse IP seront, elles, bel et bien partagées. 

Les services de messagerie se sont invités dans notre quotidien et collectent des informations précieuses sur leurs utilisateurs

Les services de messagerie se sont invités dans notre quotidien et collectent des informations précieuses sur leurs utilisateurs

Des données pour la publicité

Ces données permettront de cerner encore mieux les profils d’utilisateurs sur toutes les plateformes de la famille Facebook. L’objectif étant de proposer de la publicité ciblée et de rentabiliser la messagerie gratuite. 

Pour Israël Guebo, ce n’est pas tant la circulation des données personnelles qui est le plus problématique. Il est sur Facebook et Instagram et utilise Facebook Messenger - l’application de messagerie qui exploite le plus les données personnelles. Mais le chantage de WhatsApp ne lui convient pas. 

"Facebook nous propose parfois de faire des mises à jour, on la fait ou pas, mais on a quand même encore la possibilité de continuer à utiliser l’application, même si elle est un peu obsolète. Dans ce cas présent, WhatsApp nous dit : si au 8 février vous n’avez pas accepté la mise à jour, vous ne pourrez plus du tout utiliser l’application. Moi ça me pose un problème." 

Signal, Telegram etc

De nombreux utilisateurs ont migré vers l'application Signal, qui présente les meilleures garanties en termes de confidentialité, mais ils sont encore plus à avoir opté pour Telegram. L’application fondée par deux frères russes n’est pas incontestée, mais pour Israël Guebo, il n’y a de toute façon pas d’application idéale. 

"Ici on ne se pose pas beaucoup de questions sur qui a créé l'application. On se demande : est-ce que quand je suis dans une zone où il n’y a pas beaucoup de connexion, je peux utiliser l’application ? Est-ce qu’elle me permet d’appeler, de communiquer avec des personnes loin de chez moi quand je n’ai pas beaucoup de crédit dans mon téléphone ? Est-ce qu’elle me donne le sentiment d’être en sécurité ? Une fois qu’on a coché toutes ces cases, on l’utilise." 

Même les utilisateurs européens, pourtant protégés par le règlement sur la protection des données personnelles, ont décidé de quitter massivement WhatsApp. 
 

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