Cameroun : Maurice Kamto, ″hors la loi″ ? | Arbre à palabre | DW | 12.10.2018
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Arbre à palabre

Cameroun : Maurice Kamto, "hors la loi" ?

Les Camerounais étaient dans les urnes le 7 octobre dernier pour élire leur président de la République. Lundi 8 octobre, moins de 24 heures après le scrutin, Maurice Kamto, un des challengers du président sortant Paul Biya, a revendiqué sa victoire, suscitant la colère des autorités en place.

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"J'ai reçu mission de tirer le penalty, je l'ai tiré et je l'ai marqué", avait en effet déclaré, Maurice Kamto, sans pour autant, donner de chiffres ni de pourcentage, pas plus qu'il n'a indiqué sur quoi il basait ses affirmations.

Mercredi, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat a appelé les acteurs politiques camerounais à la "plus grande retenue".

"Le président de la Commission souligne la nécessité pour tous les acteurs politiques de faire preuve de la plus grande retenue et de s'abstenir de toute déclaration ou action susceptible de générer des tensions", a indiqué la Commission de l'UA dans un communiqué.


"Toute réclamation liée au processus électoral doit être traitée dans le cadre des mécanismes juridiques existants", a ajouté la même source.

Lundi soir, juste après cette annonce, Joshua Osih, candidat du SDF, le Social democratic front, la principale formation politique de l'opposition à cette présidentielle, a déclaré que "donner des résultats 24 heures après le vote est un peu prématuré" et ajouté vouloir "respecter la loi", dans une déclaration  lue à la CRTV, la Radiotélévision publique.

Même posture affichée, par  un autre candidat, Garga Haman Adji, de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADD). Il a également rejeté la proclamation de Maurice  Kamto sur les antennes de la CRTV.

Colère des autorités

La déclaration faite par Maurice Kamto a suscité l’ire des autorités qui ont estimé  que l’ancien Ministre délégué à la justice se plaçait "hors-la-loi". Selon elles, le Conseil constitutionnel est le seul organe habilité à proclamer les résultats au Cameroun, au plus tard 15 jours après le vote.

L’acte posé par le président du MRC, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun est-il légale ?


Question au centre du débat sous l’Arbre à Palabre avec Eric Topona et ses invités :

-Issa Saibou, Directeur de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de Maroua, le chef lieu de la région de l'Extrême-nord du Cameroun 

-Jean-Marc Bikoko, coordinateur  au Cameroun du mouvement  "Tournons La Page".

Et Justine Diffo, la coordinatrice régionale de "More Women in Politics", une ONG qui a déployée des observateurs superviser la crédibilité de l'élection présidentielle.

 

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