Cameroun : les élections législatives et municipales de 2020 seront-elles crédibles? | Arbre à palabre | DW | 15.11.2019
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Arbre à palabre

Cameroun : les élections législatives et municipales de 2020 seront-elles crédibles?

Les élections législatives et municipales au Cameroun, reportées à deux reprises depuis 2018, auront lieu finalement le dimanche 9 février 2020. C’est le président Paul Biya qui l’a annoncé le week-end dernier.

Écouter l'audio 42:53

Les dernières élections législatives au Cameroun ont eu lieu en 2013 pour des mandats de cinq ans. Réélu en octobre 2018 à l’issue d’une élection présidentielle controversée, le président Paul Biya a repoussé ces élections à deux reprises.

Réticence

Les principales formations politiques de l’opposition ont regretté la convocation unilatérale du corps électoral par le président Paul Biya. "Nous avons demandé que certaines conditions préalables soient réunies, telles que la révision du code électoral", a déclaré Christopher Ndong le secrétaire général du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun).

Revendication sécessionnistes

L'annonce de la tenue de ces élections législatives et municipales dans trois mois survient en pleine contestation politique, notamment dans les deux provinces anglophones du pays. Conséquence : elles ne seront pas crédibles et transparente, estiment beaucoup.

Pour beaucoup d’analystes, "les défis sécuritaires sont immenses dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest". Ces régions abritent environ 16% de la population camerounaise et sont secouées, depuis fin 2016, par un conflit meurtrier qui oppose indépendantistes anglophones à l'armée et la police. Selon des ONG, le conflit a déjà tué plus de 3.000 personnes.

Boko Haram

Dans l'extrême-nord, une des régions les plus pauvres au Cameroun où vivent environ un dixième des Camerounais, les jihadistes du groupe nigérian Boko Haram, même affaiblis, poursuivent leurs attaques et risquent de dissuader là aussi les gens de se rendre aux urnes.

Récemment, des populations du sud du pays se sont emprise à celles venus de l’Ouest, fuyant les violences qui y sévissent en incendiant et pillant leurs commerces et blessant plusieurs personnes, sans que les autorités ne réagissent. 

Ces élections, dont la date a été fixée sans consultations des forces de l’opposition, seront-elles crédibles et transparentes ?

Eric Topona en débat cette semaine sous l’Arbre à Palabres avec ses invités :

-Joseph Lea Ngoula, politologue et spécialiste des questions sécuritaires.

-Pr Issa Saibou Saibou, directeur de l'Ecole normale supérieure de Maroua dans l’extrême-Nord du Cameroun.

- Et Okala Ebodé, trésorier adjoint du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti de l’opposant Maurice Kamto. E

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