Bokassa peu connu des jeunes Centrafricains | Afrique | DW | 04.12.2017
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Bokassa peu connu des jeunes Centrafricains

Jean-Bédel Bokassa demeure à la fois un mythe et un mystère pour les jeunes. Cette situation résulte en grande partie du fait que les manuels scolaires restent muets sur cette période de l'histoire du pays.

Écouter l'audio 01:55

"C'est à travers nos parents que nous connaissons Jean-Bédel Bolassa" (Armando Yanguendji, étudiant)

Les Centrafricains nés après la mort de l'ex-empereur Bokassa ont deux points communs: ils ne  connaissent pas bien l'homme mais l'admirent malgré tout pour sa réputation de bâtisseur de la nation.

Jean Bedel Bokassa (AP)

Jean-Bédel Bokassa a été couronné empereur le 4 décembre 1977

"Je le connais à travers ses oeuvres, pour ce qu'il a fait en République centrafricaine, explique Camille Ndingagotto, jeune fraichement diplômé, mais sans emploi . "Si Bokassa était en vie aujourd'hui, je pourrais mieux employer mes compétences, travailler pour mon pays. Aujourd'hui le népotisme et la gabégie régnent dans le pays, ce qui fait que l'on ne peut pas travailler.", regrette-t-il. 

Habib Baramoto, élève en classe de terminale parle lui aussi de Jean-Bédel Bokassa avec un certain regret: "à son époque, nous étions les premiers en Afrique centrale au niveau économique et les gens vivaient bien en RCA."

Armando Yanguendji, 20 ans, vient de finir sa licence en journalisme. Il avoue ne pas être bien informé sur l'homme et ses œuvres: "ce sont parents qui nous expliquent que si telle route existe, telle maison, tel hôpital, c'est grâce à Jean-Bédel Bokassa. L'école ne nous a pas donné les explications appropriées sur le personnage mais c'est à travers nos grand-frères, nos parents que nous le connaissons", constate-t-il.

Aucune allusion dans les livres d'histoire

Zentralafrikanische Republik Stadt Triumphbogen in Bangui (DW/Leclerc)

L'Arc de Triomphe dans la capitale Bangui

Selon Xavier Mbembele, enseignant d'histoire a l'université de Bangui, les parents ne montrent aux jeunes que le côté positif de l'empire: " quand ils leur disent que  l'Arc de Triomphe ou encore le ministère des Affaires étrangères c'est une réalisation de l'ex-empereur, ce sont des faits concrets", déclare-t-il. "Et donc les jeunes qui ne connaissent pas bien l'histoire de cet homme politique centrafricain s'en tiennent à ces aspects concrets."

D'après l'enseignant, aucune allusion à l'histoire de l'empire n'est faite dans les livres scolaires.

Presque tous les jeunes interrogés souhaitent cependant que Bokassa soit inscrit dans les programmes mais il est peu probable que cela soit fait dans un futur proche.

Audios et vidéos sur le sujet