Barrage Inga 3 ou la peur d′un nouvel éléphant blanc en RDC | Arbre à palabre | DW | 28.09.2018
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Arbre à palabre

Barrage Inga 3 ou la peur d'un nouvel éléphant blanc en RDC

Invoquant la mauvaise conduite du gouvernement congolais, la Banque mondiale s'était retirée du financement de ce gigantesque projet de 14 milliards de dollars. Aujourd'hui la société civile congolaise demande un moratoire et dénonce une gestion opaque du projet confié à un consortium sino-espagnol. Pourquoi tant de bruits autour de ce projet de barrage hydroélectrique ?

Écouter l'audio 25:45

Si le souhait de la République démocratique du Congo avait été exaucé, le pays aurait à ce jour considérablement réduit son déficit énergétique grâce aux 10 mille mégawatts que lui fournirait le méga-barrage Inga III. Sauf que depuis 2013 que sa naissance est annoncée, le bébé n'a toujours pas vu le jour. La Banque mondiale qui devait livrer les 14 milliards de dollars nécessaires s'est retirée au motif que le gouvernement congolais avait changé la ligne de conduite définie au départ.

 

La société civile inquiète

Il n'y a pas que la Banque mondiale qui soit méfiante. La société civile congolaise ne voit pas le projet d'un bon oeil. Pourtant l'énergie électrique produite devrait sortir les Congolais de l'obscurité et de la pauvreté et avec eux, une bonne partie de la population africaine.

La RDC, traversée sur 4.700 km par le fleuve Congo et ses affluents, n'exploite qu'une partie infime de son potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 mégawatts. Plusieurs centrales hydroélectriques et thermiques disséminées à travers le pays ne permettent d'alimenter que moins de 15% de la population, principalement dans des milieux urbains.

Qu'a donc Inga III de si répugnant ? Pourquoi ce retard et pourquoi tant de bruits autour de ce projet qui n'est qu'une partie du Grand Inga qui devrait révolutionner la RDC ? Questions de Fréjus Quenum cette semainje à ses invités : 

- Justin Mobomi, expert, membre de la coalition  des ONG de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique en RDC (CORAP)

- Mwayila Tshiyembe, Professeur de Sciences politiques, Directeur de l'Institut panafricain de Géopolitique et du centre de géopolitique de l'Université de Nancy, il intervient également dans la "Revue Géopolitique africaine"

- et Docteur Yves Ekoué Amaizo, Directeur du centre "Afrocentricity" spécialisé dans les questions d'investissements et de développement en Afrique.