Bénin : les réformes politiques et institutionnelles qui divisent | Arbre à palabre | DW | 17.12.2020
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Arbre à palabre

Bénin : les réformes politiques et institutionnelles qui divisent

Le président béninois, Patrice Talon, a initié il y a près de deux ans plusieurs réformes pour assainir le système politique et électoral de son pays. Les partis politiques doivent remplir plusieurs conditions avant d'être reconnus et le parrainage des élus locaux et des députés est requis pour être candidat au scrutin présidentiel.

Écouter l'audio 61:09

Selon le président Patrice Talon, les réformes qu’il a initiées visent à assainir la pratique de la démocratie dans son pays, qui comptait plus de 200 partis politiques. Ceux-ci étaient qualifiés, jusqu’à l’adoption de ces reformes de clubs électoraux.

Autre argument invoqué par le président béninois, depuis l’instauration du multipartisme en 1990, les partis politiques n’ont pas réussi à porter à la magistrature suprême un des leurs. D’où la réforme du système partisan par le régime de la "Rupture", au pouvoir depuis 2016.

Adhésion et désenchantement

 Au départ, les acteurs politiques, y compris ceux de l’opposition, ont approuvé l’initiative du président Patrice Talon. Les langues se sont par la suite déliées. C’est dans ce climat tendu qu’ont eu lieu, en avril 2019, des élections législatives et des communales en mai 2020.

L'opposant Sébastien Ajavon

L'opposant Sébastien Ajavon

 A ce jour, seulement deux partis sont représentés à l’Assemblée nationale : l’Union progressiste (UP) et le Bloc républicain (BR) et se sont donc partagé les 83 sièges. Même chose au niveau des collectivités locales, où sur les 77 communes que compte le Bénin, l’Union progressiste et le Bloc républicain contrôlent 71 communes.  La Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), de l’ancien président Thomas Boni Yayi (qui a fini par démissionner), n’ont récolté que six sièges.

Lire aussi → Bénin: la société civile réclame la fin du parrainage électoral

Parrainage

Les réformes prévoient aussi que tout candidat au scrutin présidentiel d’avril 2021 devra être parrainé par 16 députés (sur les 82, un étant décédé) et/ou maires (77), soit un total de 159 élus.

Ces réformes sont-elles opportunes ?

Eric Topona en débat avec ses invités :

-Don Clam Abalo, porte-parole du parti de l'opposant en exil, Sébastien Ajavon.  

--Prudent Victor Topanou, professeur de sciences politiques à l’université d'Abomey-Calavi (Bénin). Il a été aussi membre de la commission chargée des réformes politiques et institutionnelles, mise en place par le président Patrice Talon.

-Nathaniel Hinnougnon Kitti, l’un des vice-présidents du parti "Les Démocrates" qui vient d'obtenir son récépissé de fonctionnement et dont l’ancien président, Thomas Boni Yayi, est le président d’honneur.

-Et Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, porte-parole du gouvernement.

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