Au Mali, liberté provisoire pour le général Sanogo et ses co-accusés | Afrique | DW | 28.01.2020
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Afrique

Au Mali, liberté provisoire pour le général Sanogo et ses co-accusés

La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako a ordonné ce mardi (28.01.2020) la mise en liberté provisoire du général Amadou Haya Sanogo, meneur d'un coup d'Etat en 2012, et détenu depuis plus de six ans.

Écouter l'audio 01:58

"La chambre d’accusation vient de faire droit au droit" (Me Tiessolo Konaré, avocat de Sanogo)

Pour les avocats du général Amadou Haya Sanogo et ses co-accusés, cette mise en liberté provisoire de leurs clients est une victoire après près de sept ans de détention qu’ils jugent " illégale ". 
 
"La chambre d’accusation a décidé selon le droit parce que conformément aux dispositions de l’article 135 de notre code de procédure pénale, en aucun cas le délai de détention provisoire ne doit dépasser trois ans. Cela fait sept ans qu’ils sont en prison. Donc vous voyez que la chambre d’accusation vient de faire droit au droit. Nous nous en félicitons et nous rendons grâce à Dieu", a déclaré Maître Tiessolo Konaré, un des avocats de l’ex-chef de la junte militaire malienne.

L’opposant Oumar Mariko du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) et soutien de la première heure de l’ex-chef des putschistes de 2012 estime avoir "le triomphe modeste" après ce verdict. 

"Il faut féliciter en premier lieu les avocats qui étaient là depuis le début jusqu’aujourd’hui. Il faut aussi rendre  hommage à la sagesse du tribunal qui a su raison garder et qui a tenu compte de tout ce qui s’est passé comme étant des dispositions d’arrangement’’, a-t-il souhaité. 

Des arrangements qui concerneraient des funérailles nationales pour les 21 bérets rouges disparus, le versement par l’Etat de 20 ans de salaire ou encore l’octroi d’un logement aux familles des victimes. 


"Certes il y a eu des violations des droits humains mais nous sommes dans une société malienne. Si les victimes ont conclu qu’elles peuvent pardonner, il n’y a pas de problème. Et dans le droit aussi, il est inscrit que pour tout procès, il y a un délai et si ce délai est dépassé, il faut forcement libérer la personne", a indiqué pour sa part Saloum Traoré, ancien directeur exécutif d’Amnesty International Mali et défenseur des droits de l’homme.

Le gouvernement malien disposerait désormais, d’après nos informations, de 45 jours pour honorer ses engagements vis-à-vis des familles des 21 militaires disparus en 2012.
 

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