Au Cameroun, le dialogue, mais le dialogue avec qui? | Droits et libertés | DW | 01.10.2019
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Droits et libertés

Au Cameroun, le dialogue, mais le dialogue avec qui?

Paul Biya organise un dialogue national pour sortir du conflit en régions anglophones. Mais il n'y a pas d'accord ni sur les interlocuteurs ni sur les modalités de la discussion. La parole à des anglophones dans ce magazine.

Écouter l'audio 12:30

Paul Biya organise cette semaine ce qu’il appelle « un grand dialogue » national au Cameroun. Pour trouver une issue à la crise anglophone. Mais le choix des 300 délégués pose problème car certains séparatistes ne sont pas invités. Et puis comment régler un conflit si profond en quelques jours seulement ?

Tout a commencé fin 2016, par un mouvement de protestation dans les régions anglophones du Cameroun. 
Là, des voix s’élèvent pour contester la prédominance du français dans l’appareil étatique et la discrimination des anglophones dans certains secteurs comme la justice ou l’éducation.

Joseph Mbafor und Daniel Mbiwan (DW/D. Köpp)

Dans cette émission : Joseph Mbafor et Daniel Mbiwan s'expriment sur le rôle des églises dans le rétablissement de la paix. A entendre aussi: l'avocat Agbor Balla

Au fil de la répression par les forces de l’ordre, les manifestations se sont durcies. Un groupe a pris les armes et la protestation s’est commuée en conflit ouvert. 

Début octobre 2017, il y a deux ans exactement, une partie du Cameroun s’autoproclame indépendante sous le nom d’Ambazonie. Ses leaders sont pourchassés ou contraints à l’exil.
L’International Crisis Group dresse un bilan catastrophique des violences : environ 3 000 morts,  un demi-million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, et 40 000 réfugiés au Nigeria voisin. Par ailleurs, "700 000 enfants sont encore privés de scolarisation dans leur région d’origine, et un tiers de la population des régions anglophones a besoin d’aide humanitaire", écrit l’ICG le 26 septembre 2019. 
L’organisation appelle les autorités à demander une médiation internationale neutre et à accepter l’aide proposée par l’Union africaine.
 

La rédaction vous recommande

Liens