Au Cameroun, le business autour du Covid-19 | Afrique | DW | 26.03.2020
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Afrique

Au Cameroun, le business autour du Covid-19

La pandémie de coronavirus ou Covid-19 entraîne une hausse des prix des denrées alimentaires. Le gouvernement menace de sanctionner les commerçants véreux.

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"La loi prévoit des sanctions pécuniaires"- Barbara Aline Elemva-Amana

La brigade nationale des contrôles et de la répression du ministère camerounais du Commerce organise un point régulier de la situation sur le marché.

Barbara Aline Elemva-Amana, chef de la brigade, mobilise ses troupes pour des visites surprises dans les marchés de la capitale politique Yaoundé. 

"En cette période, notre rôle est de nous assurer que les vendeurs ont reçu des marchandises et que celles-ci sont disponibles pour le consommateur. On en appelle à la responsabilité des opérateurs par rapport à la situation que vit le pays", explique-t-elle à la DW.

Des commerçants malhonnêtes à l'oeuvre

Depuis l'annonce des mesures de confinement prises par le gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus, des commerçants ont profité pour organiser la pénurie de certains produits.

La hausse des prix dans les marchés de Yaoundé est perceptible. Pour y remédier, le ministère du Commerce a pris des dispositions pour stabiliser les prix des produits de consommation courante. Mais ces mesures ne semblent pas porter les fruits espérés car elles sont rarement respectées par les commerçants.

"Vous voyez les changements ! Le prix du riz est passé de 20.000 à 23.000 francs. Les collègues du marché, c'est moi qui les ravitaille en gingembre et il faut bien que je gagne quelque chose", se défend une commerçante de Yaoundé.

"Je ne vends pas cher les citrons ! Regardez : le sac qui était à 50 ou 60.000 francs est déjà à 150.000 francs chez nos fournisseurs. Il n'y en a même plus", renchérit une autre commerçante.

Le gouvernement menace de sanctionner

Face à ces hausses de prix pratiquées de manière anarchique, les autorités promettent des sanctions qui pourraient aller jusqu'à l'incarcération de commerçants mis en cause.

Barbara Aline Elemva-Amana, chef de la brigade nationale des contrôles et de la répression met surtout en garde les "opérateurs qui retiennent les produits dans le but de provoquer leur rareté et une surenchère. La loi prévoit des sanctions pécuniaires qui peuvent aller jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel de ces opérateurs. Mais aussi des sanctions pénales qui se traduisent par la privatisation de la liberté".

Un numéro vert a été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les hausses des prix.

Le message des autorités est donc clair : respecter les instructions du gouvernement contre le Covid-19, mais aussi ne pas entretenir la flambée des prix sur les marchés.

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