Assad défie l′Occident d′intervenir | Coupe du monde de football 2018 | DW | 30.10.2011
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Mondial 2018

Assad défie l'Occident d'intervenir

Réunion dimanche après-midi à Doha entre la délégation de la Ligue Arabe, présidée par le Premier ministre du Qatar, et des responsables syriens apportant la réponse de Damas aux demandes formulées mercredi dernier.

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Les appels à une interdiction de survol aérien comme en Libye se multiplient

Mercredi dernier, la délégation de la Ligue Arabe, avait demandé au président Assad de s'engager sur un calendrier précis de réformes, d'accepter une réunion de représentants du régime avec l'opposition à l'étranger et l'arrêt de la violence. Selon des sources arabes bien informées, la délégation ministérielle avait averti les dirigeants syriens que l'échec de sa médiation "aboutirait à une internationalisation de la crise", notamment un embargo économique.

Quelques heures avant la tenue de cette réunion entre la Syrie et la Ligue arabe à Doha dans un climat de méfiance mutuelle, le président syrien a averti dans un entretien publié par le journal britannique « Sunday Telegraph », que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un séisme dans la région. Dans le même temps, Bachir al Assad avoue toutefois que les forces de sécurité ont commis des erreurs au début des protestations: Il ajoute qu'il a pourtant rapidement mis en place des réformes. De fait, au mois de juin dernier, un grand « dialogue national » a été mis en scène avec l'opposition syrienne. Mais on en ignore encore le résultat.

Chinesischer Gesandter Wu Sike

Avec Wu Sike (à dr.), la Chine fait également pression sur Damas

De son côté, l'émissaire de la Chine au Moyen-Orient, Wu Sike, a déclaré dimanche au Caire qu'il avait mis en garde la Syrie lors d'une récente visite à Damas contre le danger de la poursuite de la répression. Pour lui, « la situation ne peut pas continuer » et le régime de Bachar al-Assad doit « respecter et répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple syrien ».

L'insurrection populaire se mue lentement en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité, et déserteurs. Samedi, ces heurts armés ont notamment 47 morts en 24 heures dans les rangs des forces du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Ces dernières semaines, les défections se sont multipliées dans les rangs de l'armée. Les déserteurs rejoignent l'« Armée syrienne libre », une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet dernier par le colonel déserteur Riad al-Asaad, réfugié en Turquie.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a demandé samedi « la fin immédiate des opérations militaires contre les civils » et « la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes détenues pour avoir participé à des manifestations ». Selon l'ONU, la répression en Syrie a fait plus de 3 000 morts depuis le 15 mars.

Auteur : Christophe Lascombes

Édition : Mulaye Abd el Aziz

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