Anne Sauer, lycéenne et sportive | Allemagne | DW | 25.05.2010
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Allemagne

Anne Sauer, lycéenne et sportive

La vie d’Anne Sauer se partage entre famille, école et gymnase. Cette future bachelière s’entraîne dans l’un des clubs d’escrime les plus réputés du monde, à Tauberbischofsheim, en Souabe.

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Anne Sauer

S'il est vrai que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », ce n'est pas pour autant qu'Anne Sauer se lève le matin à six heures. La jeune femme, aux cheveux longs et au sourire sympathique, n’aime pas commencer la journée sur les chapeaux de roue. Elle prend d’abord tranquillement son petit-déjeuner avec sa mère et son frère de 16 ans. La maman travaille dans un bureau, le père est chauffeur de poids-lourd et ne rentre à la maison que le week-end. Chaque coin de la maison de la famille Sauer regorge de chaleur. Tout comme le village dans lequel elle vit. Âgée de 18 ans, cette future bachelière habite à Reinhardsachsen, dans le Bade-Wurtemberg : l’Internet à haut débit est arrivé il y a peu ici ; mais le réseau cellulaire est toujours aux abonnés absents ! C’est ici qu’Anne Sauer a grandi et elle aime ce village. Au point qu’elle n’a pas voulu s’installer plus près de son école de Tauberbischofsheim et fait 70 kilomètres en voiture tous les jours.

École et sport de haut niveau – Un équilibre difficile

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Une lycéenne assidue

Anne Sauer range le grand sac de voyage avec ses affaires d’école et de sport dans le coffre de sa Ford Fiesta bleu foncé. Ensuite, elle se rend au lycée professionnel de Tauberbischofsheim, à une demi-heure de route. Tauberbischofsheim est une petite ville de seulement 13 000 habitants, mais c’est LA première adresse dans l’univers de l’escrime. Le club est célèbre dans le monde entier en raison de ses nombreux champions olympiques. Dans la classe d’Anne Sauer, d’autres sont aussi atteints par le virus de l’escrime. Et pour la lycéenne, une chose est sûre : lorsqu’elle suivra ses études à Wurzbourg pour devenir professeur d’allemand et de sport, elle continuera à croiser le fer.

Le centre olympique – la deuxième maison

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L'entraînement

À 13 heures, ses camarades de classe rentrent à la maison. Anne Sauer, elle, se rend au centre olympique. Là, elle ne suit pas seulement un entraînement, elle y étudie aussi. Mais avant de commencer à faire ses devoirs, Anne Sauer mange en compagnie de ses amies à la cantine. La nourriture ici est spécialement conçue pour les sportifs, avec beaucoup de salade. Pourtant, Anne Sauer n’est pas une fanatique des régimes. Elle avoue même ne pas pouvoir se passer de chocolat. Mais rien dans la ligne de cette jeune sportive ne révèle cette faiblesse. Elle s’entraîne beaucoup trop pour cela. Et même le dimanche, jour de repos, elle aime jouer au football.

Lorsqu’Anne Sauer éprouve des difficultés avec ses devoirs, elle peut s’adresser aux professeurs qui se trouvent sur place. Elle apprécie ce soutien apporté par le centre olympique et elle n’a jamais eu peur de demander conseil.

Dur mais loyal

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70 km quotidiens en voiture, le prix pour rester dans son village

Le programme d’entraînement débute à 15 heures : leçons particulières avec l’entraîneur, massage et, une fois par semaine, rendez-vous chez le psychologue. « Un escrimeur doit être en forme – physique et psychique, afin d’être performant », explique Anne Sauer. Tout se déroule selon un plan soigneusement élaboré. Une légère collation est servie avant les deux heures d’entraînement collectif, à 17 heures. Anne Sauer se contente d’un petit pain : après tout, elle veut rester agile et rapide comme l’éclair. Et là, pas de quartier ! Posture, jeu de jambes, concentration... tout doit être parfait. Et dès qu’Anne Sauer et ses collègues ont enfilé leurs tenues, l’ambiance est aussi impitoyable que lors des compétitions.

Le temps des câlins

Après une telle journée, Anne Sauer a bien besoin de repos. Lorsqu’elle rentre chez elle, il est 21 heures. Sa mère et son frère l’attendent déjà, tout comme son chien Mia. Ensuite, tout le monde se retrouve à la cuisine pour le repas du soir. Anne a toujours quelque chose à raconter. Et là, on grignote aussi... du chocolat !

Auteur : Yordanka Yordanova
Traduction : Christophe Lascombes
Edition : Anne Le Touzé

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