Anné scolaire en Guinée: plus de peur que de mal | Afrique | DW | 25.06.2019
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SERIE EDUCATION

Anné scolaire en Guinée: plus de peur que de mal

A quelques semaines des examens qui se dérouleront en juillet, élèves et professeurs s'efforcent de rattraper le temps perdu à cause des grèves à répétition qui ont, une nouvelle fois, perturbé l'année scolaire.

Écouter l'audio 02:03

"Nous avons beaucoup investi dans le travail de révision des enfants" (Mohamed Tounkara, parent d'èlève)

Au lycée  Ahmed  Sékou Touré, un des plus grands lycées de la commune de Matoto, les candidats passent les derniers tests avant le baccalauréat 2019. Ils discutent en sortant de la première épreuve.

"Nous faisons le bac blanc, les épreuves se déroulent dans les meilleures conditions. Nous suivons aussi des cours de révision,"  explique cette élève. "C’est la première fois que je passe le baccalauréat. La principale difficulté qu’on a rencontré cette année ce sont les grèves. Heureusement pour nous, on a pu poursuivre l’année jusqu'au bout," surenchérit cet autre.

Dans les établissements publics, les programmes d’enseignement ont été perturbés suite aux grèves déclenchées par le syndicat de l’éducation. Selon les chargés de cours, des dispositions ont été prises pour rattraper les cours perdus en doublant les heures de travail, comme l’explique Mory Kourouma, professeur de géographie.  "Dans le calendrier du département, je dois donner ce cours une seule fois par semaine. A la suite des grèves, à la reprise, il a été question de trouver deux autres heures, donc cela me faisait quatre heures de cours par semaine ce qui m’a permis de boucler mon programme. Aujourd’hui, presque tous les programmes sont à 100%, en tout cas à mon niveau j’ai terminé."

En plus des cours de rattrapage, des séances de révision ont été mises en place dans plusieurs établissements de Conakry et de l’intérieur du pays.

Ces cours ont été financés par des parents d’élèves. Mohamed  Tounkara a un fils qui prépare le brevet d’étude du premier cycle. "Nous avons beaucoup investi pour le travail de révision des enfants. En ma qualité de parent d’élève, voir les enfants sans niveau ne laisse pas indifférent. Tout le monde veut le progrès de son enfant, surtout pour les examens," confie Mr. Tounkara.

L'Education nationale affirme que toutes les dispositions sont prises pour des examens nationaux réussis. Par ailleurs, pour la première fois, l'usage des téléphones portables et des réseaux sociaux pourraient être interdits durant les épreuves.

 

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