Andry Rajoelina face à Marc Ravalomanana | Afrique | DW | 23.07.2012
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Andry Rajoelina face à Marc Ravalomanana

Alors que l'ancien président Marc Ravalomanana et l’actuel chef de l’État, Andry Rajoelina, se retrouveront ce mercredi aux Seychelles pour parler de la crise à Madagascar, une mutinerie a secoué dimanche le pays.

Marc Ravalomanana et son rival Andry Rajoelina vont se retrouver aux Seychelles où ils vont tenter de donner un coup d'accélérateur au processus de sortie de crise à Madagascar. C'est donc à la veille de cette importante rencontre qu'une nouvelle tempête militaire a secoué dimanche 22 juillet la Grande Île. Des soldats sont entrés en dissidence en s'emparant d'une base militaire située près du principal aéroport d'Antananarivo.

Après plusieurs heures de discussions infructueuses, l'armée a donné l'assaut. Le chef des insurgés, le caporal Tsito Mainty, a été tué ainsi que deux autres mutins. Lundi matin, l'armée indiquait que la situation était entièrement sous contrôle. Désiré Ramakavelo est ancien ministre malgache de la Défense. Pour lui, certains militaires ainsi que des hommes politiques voudraient simplement faire durer la transition :

« Il y a toujours des gens qui éprouvent un malin plaisir à créer des incidents de manière à ce que la communauté internationale dise qu'à Madagascar ça ne va pas, que la crise continue. Il y en a qui veulent rester le plus longtemps possible dans le régime de transition pour en profiter. Par exemple, les membres du conseil de la transition, du congrès, etc. »

ARCHIV Unruhen in Madagaskar

Andry Rajoelina espère une solution définitive à cette crise qui affecte de nombreux Malgaches

Les accords précédents n'ont rien changé

Sur la rencontre prévue mercredi 25 juillet aux Seychelles entre l'actuel chef de l'État, Andry Rajoelina, et son prédécesseur Marc Ravalomanana, l'ancien ministre Désiré Ramakavelo dit ne pas s'attendre à grand chose :

« Ça fait combien de fois qu’il y a eu des rencontres, combien de fois des accords ont été signés ? La dernière rencontre avec la feuille de route n'a rien donné. Dans l'application, on ne suit pas, on n'applique pas ce qui a été signé. D'un côté comme de l'autre. Même s'ils se réconcilient aux Seychelles, je ne pense pas que cela va aboutir à quelque chose de positif. »

La SADC accentue la pression

Andry Rajoelina se veut quant à lui optimiste. Avant de prendre l'avion pour les Seychelles, il s'est dit prêt à négocier avec Marc Ravalomanana pour que la paix revienne à Madagascar.

Les deux rivaux ont déjà signé plusieurs accords à Maputo et Addis Abeba en 2009, puis tenté de nouvelles négociations à Pretoria, en Afrique du Sud en 2010 et Gaborone, au Botswana, en 2011, sans parvenir à trouver une véritable issue à la crise. La SADC, la Communauté de l'Afrique australe, leur a donné jusqu'au 31 juillet pour régler leurs différends. Le président sud-africain, Jacob Zuma, est d'ailleurs annoncé à cette rencontre prévue aux Seychelles.

Ci-dessous, une interview du Premier ministre actuel, Jean Omer Beriziky.

Écouter l'audio 02:10
Now live
02:10 min

"La crise a trop duré" (Jean Omer Beriziky, Premier ministre malgache)

Et n'oubliez pas d'écouter aussi, en lien audio, l'interview de l'ancien président Albert Zafy.

Archives

Audios et vidéos sur le sujet