Afropresse , l′Afrique à travers la presse allemande | Afro-presse (hebdomadaire) | DW | 23.04.2010
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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse , l'Afrique à travers la presse allemande

Parmi les sujets qui retiennent cette semaine l'intérêt des journaux il y a d'abord l'impact, pour l'Afrique, de la fermeture de l'espace aérien européen.

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Horticulture au Kenya

Depuis quelques jours les vols ont repris normalement, mais comme le note la Frankfurter Allgemeine Zeitung dans son édition de lundi dernier, dans un pays comme le Kenya c'est le principal secteur économique qui est paralysé. A savoir la production maraîchère. Elle a rapporté l'an dernier au Kenya 660 millions d'euros, plus de 80% des exportations sont destinées à l'Europe. Or sans avion, plus rien ne va. Impossible d'exporter les produits vedettes que sont les petits oignons frais, les salades, les avocats, mais aussi et surtout les fameux haricots verts du Kenya, très prisés en Allemagne. 1 500 tonnes de fruits et légumes, note le journal, s'entassent dans les hangars de l'aéroport de Nairobi. A quoi il faut ajouter 500 tonnes de fleurs, principalement des roses, destinées aux Pays-Bas, le plus grand marché de fleurs au monde. La mondialisation fait une pause, titre la Tageszeitung qui, à propos du Kenya précise qu'au début de la semaine ce sont 1 000 tonnes de roses, d'oeillets et de lys qui ont dû être jetés chaque jour à la poubelle. Cela représente une perte de trois millions de dollars par jour pour le Kenya. 5 000 travailleurs journaliers, employés à l'emballage des fleurs pour l'exportation, ont été licenciés. Le journal relève aussi que les pays africains paient chèrement leur dépendance des compagnies aériennes européennes pour les vols intercontinentaux.

Sudan Wahlen 2010

Dans un bureau de vote à Khartoum

Au Soudan les résultats des élections se font toujours attendre, encore que la victoire du président Béchir ne fasse de doute pour personne. La presse allemande revient sur ces élections et elle est plutôt pessimiste. L'indignation grandit, lit-on dans un éditorial de la Süddeutsche Zeitung, à l'idée qu'Omar el Béchir va triompher. Tout le monde sait que ces élections n'ont été ni libres ni équitables. Et pourtant aucun gouvernement occidental n'a protesté à haute voix. La critique a été réduite au minimum, tout au plus a-t-on déploré que les "normes internationales" n'aient pas été respectées. Cette clémence a sa raison d'être, poursuit le journal. Les occidentaux n'ont aucun intérêt à ce que Béchir perde rapidement son poste. Qu'importe qu'il soit recherché par un mandat d'arrêt international, on a encore besoin de lui. Principalement pour garantir le référendum par lequel le Sud-Soudan, très probablement, se séparera l'an prochain du nord du pays. Si le réferendum est bloqué, le Soudan replongera à coup sûr dans la guerre, si le réferendum a bien lieu la paix ne sera pas forcément au rendez-vous. Le Nord-Soudan a l'oléoduc qui achemine le pétrole jusqu'à la Mer Rouge, le Sud a la plus grande partie du pétrole. Cela peut imposer une symbiose pacifique entre deux Etats soudanais. Mais, dans le pire des cas, le pétrole et le contrôle des territoires peuvent déclencher un nouveau conflit dans lequel les pays voisins interviendront. Ce serait une catastrophe pour toute l'Afrique de l'est.

Somalia islamistischer Miliz in Mogadischu Kämpfe

Milice islamique dans des combats à Mogadiscio

Trente années d'anarchie et de violence en Somalie - cela fait couler régulièrement de l'encre dans les journaux. Cette semaine la presse nous propose un article sur une radio somalienne qui ne manque pas de courage. Elle s'appelle Radio Mogadiscio, elle a été créée en 1951, et comme le note le quotidien Die Welt, c'est l'unique radio libre dans le sud de la Somalie. Les journalistes ont le droit ici d'émettre ce qu'ils veulent, sans courir le risque d'être décapités. Mais Radio Mogadiscio et sa centaine de collaborateurs sont stigmatisés. Les insurgés les associent au gouvernement. Raison pour laquelle les journalistes mangent et dorment sur place et ne s'aventurent que rarement à l'extérieur. Cela dit, note plus loin Die Welt, ils n'entendent nullement être le bureau de relations publiques du gouvernement. Ils diffusent des discours de chefs rebelles, ils diffusent des informations sur des soldats gouvernementaux qui pillent la population. Actuellement Radio Mogadiscio, comme d'autres stations, sont entre le marteau et l'enclume. D'une part les islamistes menacent de sérieuses conséquences les radios qui continuent à diffuser de la musique, de l'autre le gouvernement a annoncé qu'il fermerait toutes les radios qui cèdent aux islamistes et arrêtent de jouer de la musique. La Somalie, peut-on lire dans la Tageszeitung, est sans doute le seul pays au monde dans lequel une génération entière a grandi sans Etat.

Enfin selon un article de la Frankfurter Rundschau un groupe d'extrême droite sud-africain,les Suidlanders, prévoit de commettre des sabotages pendant la Coupe du monde de football. La police a mis la main sur un stock d'armes comprenant des explosifs, des munitions et des armes à feu. Mais le porte-parole de la police Vish Naidoo se veut rassurant et souligne que les forces de sécurité sont prêtes à toute éventualité.

Auteur: Marie-Ange Pioerron
Edition: Fréjus Quenum

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