14 ans pour Thomas Lubanga | Afrique | DW | 10.07.2012
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

14 ans pour Thomas Lubanga

Quatorze ans de prison, c'est la peine prononcée par la Cour pénale internationale contre Thomas Lubanga. L'ancien chef de milice congolais a été reconnu coupable d'enrôlement d'enfants soldats dans l'Est de la RDC.

Après sept ans de procès, la sentence est donc tombée. Thomas Lubanga a été condamné à une peine totale de quatorze ans d'emprisonnement. C'est ce qu'à déclaré le juge Adrian Fulford de la CPI. Cependant, le juge a précisé que le temps passé par Thomas Lubanga en détention provisoire, depuis 2006, serait déduit de la peine totale. Le procès contre Lubanga s'était ouvert le 26 janvier 2009 et s'était achevé le 26 août 2011.

Réactions dans l'Est de la RDC

Au Congo, la sentence contre Thomas Lubanga a été saluée par de nombreux responsables de la société civile. C'est le cas de l'Ong la Voix des sans voix dont le directeur exécutif, Doli Ibefo, s'est félicité de cette condamnation car elle constitue selon lui un véritable soulagement pour les victimes et les organisations de défense des droits de l'homme, qui luttent contre l'impunité en RDC.

La culpabilité de Thomas Lubanga

Le 13 juin dernier, le bureau du procureur avait requis une peine maximale de trente ans de prison à l'encontre de Thomas Lubanga. Mais le juge de cette même Cour en a décidé autrement, en raison dit-il, de la bonne conduite du prévenu et des erreurs commises dans ce dossier par le procureur. En plus du recrutement des enfants soldats, la CPI reproche également au fondateur de l'Union des patriotes congolais (UPC), ex-commandant des Forces patriotiques pour la libération du Congo, d'avoir provoqué la mort de 60.000 personnes à partir de 1999, lors des affrontements armés pour le contrôle des ressources naturelles dans le nord-est de la RDC. La Cour pénale internationale doit maintenant choisir le pays où Thomas Lubanga va purger sa peine. Le Mali, la Serbie, la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Autriche et la Finlande se disent prêts à l'accueillir.

Écouter l'audio 01:59
Now live
01:59 min

Réactions à la sentence de Lubanga

Audios et vidéos sur le sujet