Élections en RDC : les mises en garde des laïcs catholiques | Afrique | DW | 11.07.2018
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Afrique

Élections en RDC : les mises en garde des laïcs catholiques

Comme l’opposition politique, le comité laïc de coordination a émis des réserves quant à la fiabilité du processus électoral en cours. La structure qui émane de l’Église catholique exige le retrait de la machine à voter.

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"Si Joseph veut, il sera candidat" (Ferdinand Kambere Kalumbi-PPRD)

Dans son appel publié le 7 juillet dernier, le Comité laïc de coordination accuse la Céni d’avoir biaisé tout le processus devant aboutir à la tenue de ces scrutins de décembre. C’est pourquoi, le CLC exige purement et simplement le retrait immédiat de la machine à voter qui ne représente aucune garantie de transparence. Les laïcs catholiques exigent aussi le retrait total et immédiat de la machine à voter, la mise en œuvre des recommandations faites il y a quelques semaines par l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie relatives au fichier électoral. Et surtout, la mise en œuvre intégrale  des mesures de décrispation politique  prescrites par l’accord du 31 décembre 2016, baptisé "Accord de la Saint-Sylvestre", chapeauté par les évêques catholiques de la Cenco, la Conférence épiscopale nationale du Congo.

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Jonas Thiombela : "Si jamais Kabila ose se représenter, nous allons le considérer comme illégitime."

Selon Jonas Thiombela, chargé de communication du Comité Laïc de coordination, "lorsqu'on observe la Céni qui nous impose une machine sans consensus, le fichier électoral lui-même est erroné avec plus de six millions d'électeurs sans empreintes digitales, près d'un million de cartes portées disparues, sans justification. Si jamais le chef de l'Etat sortant ose se présenter comme candidat, nous allons le considérer comme illégitime."

Officine de l’opposition

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie qualifie le Comité laïc de coordination d’"officine de l’opposition". Et selon son secrétaire permanent adjoint, Joseph Kabila peut encore briguer un autre mandat, en vertu de la modification de la Constitution, notamment le mode de scrutin intervenu en 2011.


"La Constitution qui a été révisée en 2011 a révisé un principe du suffrage universel. Il y a eu un nouveau régime d'élection présidentielle. Sous ce régime là, le chef de l'Etat n'a été élu qu'une seule fois. Mais, s'il le veut, il peut [se représenter (ndlr)]. S'il ne le veut pas, il peut laisser le parti désigner quelqu'un d'autre", explique  Ferdinand Kambere Kalumbi.

Isidore Ndaywel, le modérateur du CLC prévient : "la paix et la stabilité du pays ainsi que de la sous-région étant menacées, le 9 août 2018, le CLC lancera son appel à la mobilisation générale de toutes les forces vives de la Nation pour ses premières grandes actions qui se tiendront le 12, le 13 et le 14 août 2018".

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