Égypte : Chafik peut rester candidat | Afrique | DW | 14.06.2012
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Égypte : Chafik peut rester candidat

La Cour suprême égyptienne a invalidé la loi interdisant aux anciens caciques du régime Moubarak de se présenter à la présidentielle. La voie est libre pour Ahmed Chafik au scrutin des 16 et 17 juin.

Ahmed Chafik

Ahmed Chafik

Ahmed Chafik avait été commandant en chef des forces aériennes égyptiennes et dernier Premier ministre de Hosni Moubarak. Il est arrivé deuxième au premier tour de l'élection présidentielle, les 23 et 24 mai dernier.

Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans

Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans

En avril, le Parlement égyptien avait entériné une loi qui interdisait aux personnes ayant occupé de hautes responsabilités durant les 30 ans du mandat de Moubarak de se présenter à une élection. Cette interdiction concernait toute personnalité ayant occupé un poste de responsabilité durant les dix années précédant le 11 février 2011, date de la chute de Hosni Moubarak. Pour le premier tour de la présidentielle, la commission électorale égyptienne avait d'abord invalidé la candidature de Chafik, mais celui-ci avait fait appel de la décision. La commission avait donc saisi la Cour suprême et autorisé provisoirement la candidature.

Coup dur pour les révolutionnaires

La décision de la Cour suprême permet donc à Ahmed Chafik de se maintenir au second tour, prévu les 16 et 17 juin, et lors duquel il affrontera Mohamed Morsi, le candidat des Frères musulmans.

La Cour suprême réclame la dissolution de la chambre basse

La Cour suprême réclame la dissolution de la chambre basse

Les juges ont également invalidé un tiers des sièges issus des premières élections législatives de l'ère post-Moubarak, qui se sont déroulées de novembre à février. Le scrutin avait été largement remporté par les islamistes : les Frères musulmans disposent de près de la moitié des sièges et les salafistes de près d'un quart. Le président de la Cour suprême exige désormais la dissolution de la chambre basse du Parlement et l'organisation de nouvelles élections.

Les deux décisions de la Cour ont été accueillies avec indignation par les manifestants égyptiens qui continuent d'appeler au changement démocratique. Ils craignent notamment une révision de la condamnation de Hosni Moubarak en cas de victoire d'Ahmed Chafik et accusent l'armée d'avoir trahi la révolution.

Pour sa part, l'ancien candidat islamiste dissident, Abdel Moneim Abou Fotouh, a dénoncé un "véritable coup d'État". Dans un communiqué mis en ligne sur le réseau social Facebook, il dénonce également le décret adopté mercredi par le gouvernement égyptien. Décret qui accorde à la police militaire et aux services de renseignement de l'armée le pouvoir d'arrêter des civils et de les déférer devant la justice militaire.