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Afrique

Zuma joue la carte tribale pour être réélu

Le président sud-africain brigue un second mandat à la tête de l’ANC, lors du congrès de son parti à Mangaung. S'il est réélu, il sera en bonne position pour rester chef de l'État à l’issue de la présidentielle de 2014.

Jacob Zuma danse lors d'une fête traditionnelle, fin novembre 2012

Jacob Zuma danse lors d'une fête traditionnelle, fin novembre 2012

Avec un bilan jugé par beaucoup décevant, le président a cherché à assurer sa réélection en s'appuyant sur les zones rurales et en jouant la carte tribale. Jacob Zuma a pris une sixième épouse en avril, au cours d'une cérémonie zouloue. Avant, les Zoulous soutenaient le parti Inkhata, en pleine déconfiture. Depuis janvier, 90.000 Zoulous se sont inscrits à l'ANC (Congrès national africain). Ils sont désormais l'ethnie majoritaire au sein du parti et représentent 25 % des membres. Ils ont dépassé les Xhosas, qui dominaient le parti de Mandela depuis sa création en 1912.

La 6ème épouse du président, Bongi Ngema, approuve-t-elle le projet de loi sur les cours traditionnelles ?

La 6ème épouse du président, Bongi Ngema, approuve-t-elle le projet de loi sur les cours traditionnelles ?

Un président caméléon

Pour assurer sa réélection, Zuma a aussi choyé les chefs traditionnels, en proposant notamment la loi très controversée visant à renforcer les cours traditionnelles. Selon Georgina Alexander, politologue à l'Institut des relations raciales, cette loi est « probablement une tactique pour avoir plus de soutien. Mais cela ne va pas marcher car il y a beaucoup d'opposition à la loi, surtout sur les questions de l'égalité des femmes ».

Cette loi, explique la politologue, met énormément de gens sous la juridiction des chefs traditionnels. Les femmes n'auront pas le droit d'aller dans les cours traditionnelles, elles devront avoir un homme pour les représenter. « Mais je ne pense pas que la loi va être votée. Je pense aussi qu'il change son discours en fonction des gens à qui il parle. C'est un homme très traditionnel mais s'il s'adresse à une association de femmes, il adapte son discours en fonction de cette audience. Ce qu'il pense vraiment, personne ne le sait en réalité. »

Récemment Jacob Zuma a déclaré que les Africains avaient perdu leur valeurs et devaient suivre leur tradition. Sans surprise, son message passe mal dans les grandes villes : lors des primaires, les membres de l'ANC de Johannesburg, Pretoria et du Cap ont voté pour le challenger de Zuma, le vice-président Kgalema Motlante, qui lui n'a jamais joué la carte tribale.

Écouter l'audio 01:47

« Personne ne sait ce que pense vraiment Jacob Zuma »

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