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Afrique

William Ruto devant la CPI

Le vice-président kenyan comparait ce mardi devant la CPI. Il est accusé de crimes contre l'humanité perpétrés lors des violences politico - ethniques au Kenya après la réélection de Mwai Kibaki, fin décembre 2007.

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William Ruto à l'ouverture de son procès devant la CPI

Costume gris, chemise blanche et cravate rouge, c'est en homme libre que William Ruto comparaît devant la CPI. Et sa défense ce matin n'a d'ailleurs pas manqué de souligner que c'est la premiere fois dans l'histoire de la justice pénale qu'un vice-président en exercice se présente de son plein gré. Cela dit il n'est pas seul devant la Cour, l'animateur radio Joshua Arap Sang doit aussi y être jugé pour avoir, à son micro, encouragé les violences. Tous deux vont plaider non-coupables.

Les violences post-électorales de 2007 avaient fait au moins 1.200 morts et plus de 600.000 déplacés

Les violences post-électorales de 2007 avaient fait au moins 1.200 morts et plus de 600.000 déplacés

Retour sur les faits

Après l'élection de 2007, Mwai Kibaki et Raila Odinga s'étaient disputé la victoire, plongeant le pays dans sa plus grave crise depuis un demi-siècle. Les affrontements entre les groupes ethniques des deux candidats Kikuyu et Kalenjin avaient été exacerbés par leurs représentants politiques. William Ruto, alors influent fonctionnaire de parti, soutenait Raila Odinga. S'il est inculpé aujourd'hui, c'est à la suite d'une enquête longue et difficile a souligné la procureur Fatou Bensouda : « Il est difficile d'imaginer la souffrance des victimes.La souffrance d'hommes, de femmes et d'enfants brûléss vifs , poussés à la mort ou contraints de s'enfuir par la force des armes. »

Menace sur l'équilibre politique du Kenya ?

Pour l'élection présidentielle de 2013 William Ruto a fait cause commune avec Uhuru Kenyatta et les deux anciens rivaux l'ont emporté. Tous deux nient aujourd'hui les faits qui leur sont reprochés. Mais le procès risque de faire voler en éclats l'alliance qu'ils ont forgée. Uhuru Kenyatta, également accusé de crimes contre l'humanité, doit lui aussi comparaître devant la CPI. Mais il a averti dimanche qu'il était impossible que les deux têtes de l'exécutif soient ensemble hors du Kenya. Uhuru Kenyatta comparaîtra librement à partir du 12 novembre prochain.

La question des témoins à charge

La question de l'intimidation des témoins, soulevée depuis le début de l'enquête en 2010, fait de nouveau débat. Selon Fatou Bensouda, « de nombreux témoins ont eu trop peur pour témoigner ». Une accusation que l'avocat de William Ruto a balayé d'un revers de la main, estimant que : « L'enquête a été construite sur de mauvaises bases, et tout ce qui a suivi n'a été que tentatives d'assembler des pièces qui ne rentrent pas les unes dans les autres ». Ci-dessous retrouvez l'analyse à ce sujet de Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH.

Écouter l'audio 01:46

« C'est une nécessité de soutenir cette Cour, même avec ses imperfections »

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